16.03.2007
Palace
Me voici dans ce grand palace bruxellois... Radisson Hotel... Avec des grooms en livret, et la curieuse impression au moins d'être un ministre ou un chef d'état.
Chambre climatisée, quarante chaines satellites, des langues en veux-tu en voilà... Le wifi... l'auriez-vous deviné? Excusez du peu! Tous mes ancêtres cheminots et paysans doivent s'en retourner dans leur tombe. Oh toi mon grand-père des trois huit et des jardins potagers, que j'ai plus souvent vu la bêche à la main qu'en costume trois pièces, à l'ombre duquel j'ai grandi, entre une petite maison de brique rouge et un poulailler, parmi les fraises et les pommes de terre, sous les bisous sonores et l'amour à revendre de ma grand-mère, non rassure-toi, le joueur de flute n'a pas trahi...
J'ai quand même hâte de partir, de peur de m'habituer. Vivement ma petit maison rouennaise! Au moins là-bas, je ne risque pas de me croire important. Immortel même.
Et si d'aventure, en passant par là, vous demandiez Evariste au groom habillé comme un amiral, on pourrait comme dans un vieux film américain en noir et blanc boire un ouzo au bar, avec la fumée des gros cigares... Allez je vous attends, mais qu'est-ce que vous faites, voyons, je ne vois toujours rien venir? Une autre fois alors?
Mais bon, je divague... Allez au lit, camarade, cela sera bien plus raisonnable! La folie, c'est pour demain!
23:58 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.09.2006
Nantes bis
Il n'a pas plu sur Nantes. Et je n'étais pas rue de la grange aux loups...
J'ai eu droit à un soleil presque guilleret le samedi, vous savez de ces soleils de mois d'août dont on profitait autrefois avant la canicule et ses chaleurs suffocantes. Un soleil qui cajole, qui dorlote, juste là pour la lumière et découper des ombres dans les rues de la ville et sur ses bâtiments...
Un soleil pour réchauffer avec douceur la vieille carcasse de frileux que je suis. Cela me convient.
Enfin, il a plu le vendredi, devrais-je ajouter, pour faire bonne mesure... Que serait Nantes sans une petite trempette de temps en temps? Sans sa petite averse, sa pissée qui vient de l'océan, sans prévenir, poussée par le vent du large?
Que voulez-vous, à avoir le nez flairant la mer, la bonne ville de Nantes en respire parfois les embruns...
Nous étions ici, sur une des multiples iles de la Loire...

Un ancien chantier naval, m'a-t-on dit, reconverti je crois en université permanente. Université permanente, vous vous rendez compte, un lieu où l'on peut apprendre en permanence! J'en rêve!
J'ai tenu le cap, comme un bon moussaillon mathématicien, avec ma copine Sylvie à la barre: en rouennais avertis, la tempête, fut-elle trigonométrique, ne nous fait pas peur! Et le sinus n'a (presque) plus de secrets pour nous, et la construction des tables trigonométriques non plus...
A table donc, fut à 14 heures le mot d'ordre des 5 ou 6 personnes égarées dans notre atelier. Certains auraient bien voulu s'échapper ailleurs, mais puisque je les tenais là, pas question qu'ils nous fassent faux bond!
Un copain, littéraire tendance langue ancienne, matheux par sa femme, a posé son postérieur sur une chaise de notre salle à la condition expresse que nous le laissions en paix finir sa traduction de Virgile. Ce qu'il a fait, non sans nous avoir traduit dans le texte, en grec ancien s'il vous plait, un petit passage de Ptolémée sur lequel nous dissertions...
Enfin, les autres étaient vraiment venus pour les tables, dieu merci. Les tables trigonométriques, vous me suivez...
A table donc, des degrés, des grades, des radians, des sinus et des mathématiciens en veux-tu, en voilà...
Notre succès fut donc très modéré, un succès d'estime comme on dit, avec applaudissements feutrés à la fin. On n'a parlé ni de Sylvie, ni de votre serviteur, dans l'Ouest France local, ou à la télé régionale...
Moi qui voulais enchainer par une tournée nationale... La vie est dure!
Je vois que Johnny a beaucoup plus de succès que moi... La prochaine fois, je ferai comme lui, ou le pape: je dirai des conneries!
21:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : colloque
28.08.2006
Fin de vacances
J'ouvre un oeil...
J'émerge de ce qu'il faut bien appeler une torpeur estivale.
Lentement, très lentement... comme les ours mal léchés qui sortent de leur hibernation.
Allez, j'y vais, j'ouvre l'autre oeil...
Ordinateur... clavier... message... blog
Bon sang mais c'est bien sûr, oui, cela me revient... et hop me voici illico derrière mon clavier, presque fringant, frais comme un gardon, et bronzé, oserais-je dire, comme un dieu...
enfin un demi-dieu plutôt...
un petit quart de dieu? ... vieillissant? Enfin légèrement quoi, 2*5^2-1 début septembre...
Car, vous l'avez compris, je viens de rentrer chez moi... le temps d'ouvrir les volets, "d'arérer" -il faut toujours "arérer" les maisons-, de souffler sur la poussière de mon bureau, histoire de reprendre ma place dans mes meubles et dans mes murs...
Planquez-vous les araignées, le maître de céans est de retour! Qu'on se le dise!
Me v'là quoi, avec mon p'tit message, pour vous rien que pour vous. Je voulais juste vous remercier de ne pas m'avoir oublié, de m'avoir attendu même, patiemment pour certains.
Mon compteur que je croyais en déshérence a un petit air guilleret et insolent que je ne lui avais pas vu depuis longtemps et qui m'étonne: l'été, et mon absence, lui réussit...![]()
Je rentre, j'ai passé de bonnes vacances, excellentes, si je dis extraordinaires vous allez me dire alors? alors? alors?, non, non, non excellentes simplement, quoique...
En pensant aussi à vous, si, si, si... sans croiser d'ordinateur snif -dura lex sed lex- ni en Italie -ah Rome, Rome, Rome-, ni dans le maconnais -ah Mâcon, Mâcon, Mâcon...
Je ne blague pas, et je m'excuse auprès de ceusses qui s'inquiétaient: je n'ai pas pu vous dire, faute d'ordinateur, qu'après Rome, j'allais pédaler dans le Maconnais pendant 8 jours... Après le pédalage, condition sine qua non de mes efforts vélocipédiques, j'ai éclusé les célèbres productions du dit-Maconnais, comme le Pouilly Fuissé, ou le Saint Véran, entre autres.
Enfin voilà déjà la rentrée...ah merde... la rentrée. Tiens je crois que je vais reboire. Et me recoucher!
19:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note
29.04.2006
Con gaz o sin gaz?
Mon espagnol est sommaire. Je le sais bien.
Certes, mes conversations canines avec Mobutu ne m’ont pas permis d’aller bien loin : je m’en rends bien compte aujourd’hui ! Si vous voulez, Muy bien passe très bien, par exemple quand on amène les tapas, mais A cagar ! pour demander les toilettes dans un bar madrilène, c’est un quand même un peu abrupt...
Je m’en sortirais s’il fallait déclamer des vers... Mais bon Poésia para el pobre, poésia necesaria como el pan de cada dia à une terrasse de café, c’est chargé et peu discret.
Alors, je réfrène mon enthousiasme littéraire, mon prurit poétique pour demander en quelques mots rapides une petite bricole de rien du tout, qui ne va même pas révolutionner le monde... Je sais pas moi, une bouteille d’eau, ou un peu de lait dans mon café, ou la clé de ma chambre...
Fastoche, hein, finalement pour une langue latine...
Mais ce qui me gêne, c’est que l’on me répond toujours, et de préférence quelque chose d’inattendu... et quelque chose que l’on ne demande jamais en français...
Quisiera una botella de agua...
Con gaz o sin gaz ?
Pourquoi cette fixation sur le gaz de l’eau ? Il y a d’autres choses aussi, du magnésium, de l'eau acide ou basique, etc.
Quisiera un café, por favor...
Solo ?
Solo, non d’ailleurs j’en ai marre de boire des cafés seuls par faveur en plus. Celui là, je le boirai bien accompagné avec la serveuse du fond...
Et là je prends des exemples faciles, parce que courants...
Mais quand vous demandez la clé de votre chambre, et que l’on vous répond une phrase dont vous sentez bien que l’importance stratégique va vous échapper, le malaise prend de la consistance entre votre interlocuteur et vous, un malaise épais que vous aggravez parfois en répondant « Si senor », quand il fallait dire non...
Mais heureusement à Madrid, le métro sauve tout, métro où n’importe quel demeuré linguistique, comme moi, peut passer pour un génie polyglotte...
Proxima estacion : Sol, correspondancia con linéa dos y linéa tres
dit une voix méthode assimil année 60, du genre de celle qui explique patiemment à des abrutis congénitaux qui s’énervent facilement comment ils vont faire pour descendre du métro sans tout casser, une voix qui parle len-te-ment, très len-te-ment en ar-ti-cu-lant cha-que sy-lla-be... A tel point que ceux qui ont enregistré çà ne peuvent pas être espagnol tellement ils sont mous !
Ah une variante, leçon 2 para los rapidos como yo :
Proxima estacion : Atocha, attencion, estation en curva, al salir tengan cuidado de no introducir el pie entre coche y andén.
En plus, il faudrait être bourré comme un coin ou cosmonaute pour le faire vraiment.
Cosmonaute, peut-être, mais bourré comme un coin, jamais ! Enfin, si une fois, mais ce soir-là je suis rentré à l’hôtel à pied... et en chantant!
00:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
27.04.2006
Vuelvo
Et voilà, je suis rentré, après m’être enivré de quelques jours d’un printemps madrilène, qui vaut largement l’été normand...
J’ai survécu à l’avion, qui ne s’est pas écrasé, ni n’a explosé en vol, Dieu merci, enfin plutôt... ouf tout court, interjection laïque! Mais alors vraiment, ouf, ouf, ouf, ouf...
Car enfin, vous êtes déjà montés, vous, dans un avion ?
À chaque inclinaison un peu rapide des ailes, j’ai cru ma dernière heure arrivée, sans même avoir pu vous envoyer un dernier message... Un virage, tiens c’est bizarre... Il faut vraiment tourner à cet endroit ? C’est nécessaire ? Pourquoi il penche autant, cet imbécile de Boeing, il tourne ou il part en looping ? Et ce réacteur droit près duquel je suis assis ? On dirait qu’il bouge beaucoup... Je n’ai jamais vu un réacteur bouger autant... Va-t-il prendre feu ? Ou se décrocher ?
Décidément, je préfère les Airbus...
Enfin je me raisonne, en bon prof de maths... J’ai l’air stoïque mais quand enfin, enfin, enfin... l’avion se pose en douceur sur le tarmac... immobilisé sur le plancher des vaches, quoi, le bon vieux plancher des vaches sur lequel il ne peut rien vous arriver, eh bien, d'un rien, j’embrasserais l’hôtesse et le commandant de bord et mon voisin et ma voisine...
À nous deux, Madrid, donc !
Tout d’abord, sachez d’ores et déjà que les chasses d’eau espagnoles fonctionnent à merveille : évacuation nette et sans bavure. Je le confirme. Du grand art ! On sent que Velazquez et Cervantes sont passés par là !
Tant que j’y suis, et vous allez être déçus, les douches aussi : nickel ! Aucune surprise, rien qui pendouille pour allumer la lumière ou déclencher le flux... L’eau chaude est chaude, tout comme l’eau froide est froide. Le tout se règle normalement, en tournant des robinets classiques. Bref l’eau lave, le savon savonne et la serviette éponge. Un monde à l’endroit dans lequel il fait bon vivre : j’aime cette simplicité paradisiaque et rassurante. Vous l'avez compris, des douches latines, pas ces machins piégés à jets et ficelles des anglo-saxons, des douches efficaces dans lesquelles on se sent chez soi et en confiance, même nu comme un ver. Je le dis haut et fort : la douche latine, dans sa splendeur, est un sommet de la technique plombière, les grandes orgues de la salle de bain, un clair-obscur de l’eau tiède et de la pomme de douche.
Bref je me suis lavé paisiblement dans cet aboutissement de plus de vingt siècles de civilisation représenté fièrement par Persavon et Jacob Delafon, ou leurs équivalents espagnols.
Hasta pronto!
23:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.04.2006
Espagne...
Eh voilà, je pars demain en vacances. Après demain, je serai à Madrid, Espagne si tout va bien. Avec la musique de Paco en tête... Je promets d'avoir aussi une pensée pour vous, mes ami(e)s du blog quand je regarderai ceci (c'est d'ailleurs la ville d'où est originaire le maître de Mobutu)

ou cela:

ou quand je mangerai un gaspacho que j'adore...
Pensez à moi de temps en temps, mon téléphone télépathique fonctionne: il restera branché et disponible à qui voudra me parler... Je vous donne le numéro... oh et puis non, suis-je bête, y a pas besoin... Il suffit de penser très fort à moi, et je répondrai, j'en suis sûr.
Retour l'autre semaine, jeudi probablement... Rien sur mon blog donc pendant ce temps. Laissez-y des messages si le coeur vous en dit, j'aurai grand plaisir à vous lire et à vous répondre à mon retour... Je vous autorise une fois de plus à faire péter le compteur en bas et à droite. Chiche?
A bientôt!
PS j'ai perdu une dent ce soir, enfin un bridge qui s'est décollé... Est-ce que la petite souris passe pour les vieux?
23:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
27.03.2006
La douche anglaise de la grosse dame
La grosse dame anglaise n'était pas gentille... Je l'ai pressenti à sa façon de conduire dans les rues d'Oxford, James Bond obèse en jupe plissée et chaussettes rayées... Même pas le droit de s'asseoir à l'avant, un tas d'affaires occupait la place... Et des fois qu'on ait envie de parler, la radio gueulait des insanités musicales anglo-saxonnes et des pubs bruyantes et stupides. Conduite nerveuse de notre conductrice, style
fucking french, bastards, ...
et qu'on pourrait qualifier de sportive, sauf que la grosse dame était tout, sauf sportive, précisément. Bref il nous restait, à Farid et à moi, à serrer les fesses à chaque virage, en feignant la surdité et la neutralité internationale, ce que nous fimes!
Dérangions-nous la grosse dame? Je le crains. Ce fut confirmé car nous fûmes victime d'une terrible injustice le soir même au diner: on nous avait attribué de vulgaires verres à eau, comme ceux que l'on donne aux enfants, tandis que la grosse dame buvait du bordeaux, avec son mari, dans d'élégants verres à pied... La bouteille entamée, ostensiblement laissée sur la table, nous narguant de son goulot moqueur... Et nous, bernicle pour le pinard!
Non mais vous vous rendez compte, boire du vin sous notre nez, à nous les Français! Bref, nous fûmes à deux doigts de l'incident diplomatique... Et si nous avons supporté stoïquement l'affront, nous le devons à notre calme légendaire, notre souci des convenances, et peut-être aussi... à notre anglais sommaire.
En plus la grosse dame ne nous a donné ni pain ni dessert. Ah la s.... ! Excusez-moi.
Elles nous a ensuite expliqué comment sa douche fonctionnait. Enfin, la douche de sa salle de bains... Style adjudant-chef quoi... Je vous laisse imaginer...
Une douche anglaise dans toute sa splendeur splendide et sa complexité complexe. Un sommet dans l'inutilité vaine et prétentieuse. Aussi stupide, la douche, qu'une brosse à dent électrique ou qu'une ventouse à réaction triphasée, avec disjoncteur différentiel incorporé.
Enfin je vous rassure quand même: une douche qui lave quoi, si on met du savon, et si on fait couler l'eau... Mais vous connaissez la ritournelle, pourquoi faire simple si... C'était peut-être une douche pour emmerder les invités français d'ailleurs, pendant que la grosse dame se tapait discrétos avec son mari une douche peinard ailleurs dans la baraque!
Explications avec démonstration de la vilaine grosse dame, enfin elle ne s'est pas déshabillée sous nos yeux je vous rassure. Nous n'aurions pas supporté. En plus, Farid et moi, ce n'est pas le vin qui nous rend mauvais, mais son absence. Alors, fallait pas nous échauffer les oreilles.
La méthode donc, en 9 points, pas un de plus, pas un de moins.
On met le tapis sur le sol;
on retire le porte-savon de la baignoire;
on se déshabille;
on monte dans la baignoire et en se hissant sur la pointe des pieds, on tourne un petit bouton situé tout en haut près de plafond (c'est tellement plus simple);
on sort de la douche (car l'eau ne coule pas encore, que croyez-vous?);
on ferme soigneusement les portes de la cabine de douche (oui vous suivez, il n'y a encore personne à l'intérieur);
à l'autre bout de la salle de bain, on tire sur une ficelle reliée au plafond à je ne sais quoi, et la douche se met à couler sans vous à l'intérieur;
vous essayez sans mettre de l'eau partout de rentrer dans la cabine de douche, avec la douche qui marche toute seule... Il faut faire vite car la grosse dame n'apprécierait pas que l'on transforme sa salle de bain moquettée en pataugeoire.
Enfin vous vous savonnez...
Pour arrêter, c'est exactement l'inverse: est-il besoin de reprendre pour ceux qui n'auraient pas compris? Je ne le pense pas.
Et le rinçage de toute la mousse qu'on a laissée: bah cela dépasse mon entendement... Euh Farid, ça t'embête pas de rincer, comme tu prends ta douche après moi, hein?
Un horaire d'adjudant aussi: bref, pour faire simple, notre seul créneau horaire, notre fenêtre de tir devrais-je dire, comme pour la fusée Ariane, avait lieu très précisément entre 7h et 7h15, pas une minute de plus, sinon on était pulvérisé par la grosse dame.
Je sens bien que vous ne me croyez pas: j'ai bien voulu prendre une photo, mais je me suis dis que si elle me surprenait au sortir de la douche avec ma serviette éponge autour de la taille et un appareil photo en bandoulière, c'en était fini de ma réputation internationale. J'ai donc renoncé...
Pour me venger, j'ai c.... dans des toilettes du rez de chaussée, de belles toilettes automatiques, dont la grosse dame avait tu l'existence, même que quand on rentre dedans, la lumière s'allume et le ventilateur se met en marche. Y a plus qu'à ... comme quoi, la grosse dame, quand elle veut, elle sait faire moderne et simple....
Finalement, à l'usage, je préfère largement les douches écossaises. Et je me méfie des grosses dames méchantes!
22:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
26.03.2006
Evariste is back...
But not black...
J'ai survécu aux voitures roulant à gauche, terrorisé comme un lapin de garenne le jour d'ouverture de la chasse à chaque fois que je devais traverser une rue... seul ou avec 50 élèves...
J'ai survécu aux pounds, aux éternelles pounds, aux indétrônable pounds, avec l'épouvantable portrait d'Elisabeth II, pounds horrifiées à l'idée d'être euro-ifiées.
J'ai survécu à la langue anglaise, que j'adore, à ses Thank you very much, merci très beaucoup... you are welcome ... vous êtes bienvenu,
J'ai survécu à la cuisine anglaise finalement pas si mauvaise, mais est-ce vraiment de la cuisine?
J'ai survécu aux pubs, et à ses anglais couperosés et rougeauds, se tachant consciensieusement le pif, à coups de pints de bière -l'une après l'autre, méthodiquement, pour se démolir le portrait le plus vite possible avant le fatidique coup de cloche de 23 heures-, anglais alcoolisés au dernier degré, tenant à peine debout et lancés dans d'improbables conversations bruyantes et vaines,
J'ai survécu à la grippe folle et à la vache aviaire... enfin j'espère.
Et me voilà aujourd'hui sur le bon sol de France, avec des gens à qui je peux dire "ta gueule", ou "j'aimerais bien avoir du dessert" ou "où se trouvent les toilettes" ou encore "je t'aime"... et qui me comprendront... Cela peut paraître bête mais je trouve décidément extraordinaire de parler la même langue que son voisin...
Malgré le maintien du CPE, avec un Galouzeau de Villepin droit dans ses escarpins,
Malgré le fromage de chèvre, et son vieux goût de poil de bique,
Malgré l'augmentation du prix du gaz,
Malgré deux décalages horaires successifs,
Malgré Gille de Robien, sinistre ministre de l'éducation Nationale,
Malgré la Seine dans laquelle on ne peut plus se baigner alors que j'aimerais tant,
Malgré mon vélo à regonfler après une semaine au garage,
Malgré le ménage à faire dans ma maison,
Malgré les chiens qui chient sur mon trottoir,
Malgré n paquets de copies à corriger (avec n supérieur ou égal à 3),
Malgré la contravention toujours impayée qu'on m'a flanquée aux fesses pour un stationnement alterné non respecté, puisque j'utilise mon vélo et que j'avais oublié de changer la voiture de côté,
Malgré Pierre Albertini, maire de Rouen, qui confond aménagement cyclable digne de ce nom, et barbouillage de quelques lignes blanches sur une chaussée, eh Pierrot, je te prend sur deux roues quand tu veux dans notre bonne vieille ville de Rouen,
JE REVIENS... OUI JE REVIENS... mille fois, je reviens et je suis content de revenir! Et surtout, surtout j'en ai vraiment ras la casquette des sandwichs microscopiques au pain de mie, avec rien dedans de très identifiable: on les mange, on boit un coup, et ça gonfle, ça gonfle... Aujourd'hui, ça me gonfle vraiment!
Merci à tous pour les petits messages que vous m'avez laissés, qui m'ont fait chaud au coeur, hier soir, très tard quand je suis revenu... Même mon fucking compteur a failli sauter, c'est dire! J'ai beaucoup pensé à vous, quand je croisais un point internet à Londres ou à Oxford mais vous me voyez dire à mes élèves: "Bon excusez-moi un quart d'heure, là, je vais m'occuper de mon blog" Comment? Un prof qui tient un blog? C'est comme une fourmi de vingt-trois mètres, cela ne se peut pas!
Bonjour à vous tous donc! Je vous adore!
18:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note



