09.06.2006

Un coup...

L'acteur n'éprouve pas le sentiment qu'il exprime. Il serait perdu, s'il l'éprouvait.

Nietzche

Tout le talent de l'acteur consiste à faire éprouver aux spectateurs des émotions qu'il ne ressent pas lui-même.

Sacha Guitry


Un coup, oui, j'ai survécu, Ardalia... C'était super... Merci à tous pour votre soutien sans faille! Encore une séance ce soir, la dernière. Pas le temps d'en dire plus maintenant, entre deux je travaille...

Rendez-vous demain matin, sauf qu'Hautetfort sera fermé si j'ai bien compris...

Sinon dimanche en fin d'après-midi pour un compte rendu plus détaillé.

 

 

08.06.2006

Trois coups...

Miracle de la technique, je ne suis pas là, mais en train de ch.... dans mon fr..., là bas dans les coulisses de la misérable salle des fêtes (défaite?) de Y. Regardez l'heure, 20h40, l'heure fatidique où le rond de lumière va se poser sur la scène...

Y a des gens, je les entends, un brouhaha feutré et inquiétant parvient jusqu'à nous. Il est encore temps de s'enfuir en courant, loin, loin, loin...

Enfin...  si une météorite n'a pas percuté la terre dans l'après-midi, mettant fin à nos petites histoires ridicules, et parfois tragiques, d'êtres humains.

Hier soir, une naissance, un petit fils pour Annick, celle de la jupe, que j'appelle maintenant Mémère... Aussi un décès, le voisin de Chantal, que je ne connaissais pas du tout, mais une ombre de tristesse est passée dans le regard de Chantal.

Presque en même temps.

Les nouvelles, les bonnes et les mauvaises, circulent par texto en 2006. 

La fête continue, vaille que vaille. Mais on jouera un peu aussi pour ces deux-là: le monsieur qui a achevé sa vie;  le tout petit, plein d'avenir et d'espoir, qui vient de naître.

Ce soir...

J'ai les pétoches, j'ai les foies, j'ai la trouille, je flippe à mort, j'ai des sueurs froides, des palpitations, des angoisses...

Pourquoi je ne reste pas chez moi tranquillement à regarder la télé dans mon fauteuil? Mais pourquoi?

Je ne peux me concentrer sur rien, je tourne comme un lion en cage. Mon esprit est ailleurs, dans la nieme répétition de mon texte de ce soir...

Oui, vraiment, j'ai les pétoches, j'ai les foies, j'ai la trouille, je flippe à mort...

07.06.2006

Théâtre

Je pose deux ou trois mots sur mon blog, mais vous vous doutez que mon temps m'est de plus en plus compté: entre le théâtre, et les cours à l'IUFM, écrire ici relève du prodige! Je négocie avec Dieu, ou madame la Fée, la possibilité d'un léger ralentissement de la rotation de la terre sur elle-même, pour parvenir à des journées de 30 heures...

La répétition d'hier fut cataclysmique: Monique a marché sur la jupe d'Annick, pile poil au moment où elle rentrait en scène, l'autre Annick a dit merde dans son inter sur un trou de mémoire (des trous pleins de merde où va-t-on?), Charly refuse de mettre une cravate (c'est un jeune, et il ne veut pas paraître devant ses potes encravaté et encostumé, le bougre...), Bob, le metteur en scène a failli s'éborgner sur un chute de projecteur car même les projecteurs choient (que voulez-vous, si les acteurs s'effondrent, et que les éclairages veulent rester à la hauteur...)

On se couche très tard, on est sur les rotules, on est maintenant des zombis... Il ne manquait plus que cela!

Bref la fin du monde est pour jeudi 20h30.

Ou le lendemain à la même heure...

Et qu'est-ce que je fous là à écrire... Allez hop, j'y vais!

06.06.2006

Bide

Nos répétitions théatrales se passent mal! Enfin du point du vue du théâtre of course, pas de l'amitié et des rigolades!

Comme des papillons dans la lumière, on se trouve piègé sur scène et pressé d'en sortir. Trois petits tours et puis repartent... en se cognant çà et là... en oubliant un accessoire, ou un changement de décor... et en gênant les p'tits copains qui vont rentrer!

On débite notre texte en gueulant tellement on a peur, en apnée intégrale. Sans plus s'occuper des partenaires que de sa première chaussette, de trou de mémoire en trou de mémoire... La soufflerie fonctionne, c'est déjà çà!

Je révise frénétiquement, mais les trous surviennent inopinément, comme dans le gruyère. Dans quelle galère suis-je donc!

Spectacle jeudi: il y a du boulot! Heureusement que vous, vous ne venez pas!

 

05.06.2006

Le jour le plus con, de Libé

La une de Libé, ce week-end...
medium_pentecote.jpg

Le jour le plus con... moi je ne travaille pas...
Et jamais je ne travaillerai, dussé-je me mettre en grève, ce que je fais cette année, ou abandonner mon poste...

Le jour le plus con... d'ailleurs... mais qui voudrait sortir de chez lui ce jour-là?

Le jour le plus con... je reste allongé dans ma chaise longue, à me dorer la pilule. J'ai coupé mes herbes folles, il fait beau, j'en profite.

Le jour le plus con... j'honore Saint-Jean et Saint-Pierre, en emmerdant consciensieusment Raffarin, ex-premier ministre de mes fesses.
Sa charité médiatique à la tiens pépère, je te donne un verre, où sont les caméras, je l'exècre...
Sa politique à la mords-moi-le-vieux, à la v'là comme j'te laisse crever parce que j'fais des économies, j'en ai par dessus la tête.

N'en déplaise aux libéraux, solidarité bien organisée se finance par les impôts, qu'on se le dise.

Alors je le dis, la pente est raide et la côte terrible: deux raisons de lever le pied. La pentecôte, moi je me repose... jusqu'au mardi. Non mais!

04.06.2006

Herbes folles

Grand branle-bas dans mon jardin...
Une espèce de martien pétaradant vient passer sa rage dominicale sur les herbes hautes!
Un cataclysme majeur est en train de se produire: de mémoire d'escargot on n'en a jamais vu de tel! Ca y est, le ciel nous tombe sur la tête...
Paniqués, tous les habitants de mon minuscule lopin de terre dérangés dans leur grasse matinée ou leur oisiveté printanière, s'enfuient du carré de ce qui fut un gazon, mais qui n'est plus aujourd'hui qu'une forêt vierge d'herbe folles, vers les plate-bandes ou la terrasse, hâvres de paix miraculeusement préservés par le martien fou.
Et les cloportent clopinent cahin caha en file indienne...
Et les escargots se "hâtent avec lenteur" vers l'ombre d'une plante sûre...
Et des insectes improbables -je n'y connais rien en insecte- surpris dans leur sieste diurne, se carapatent vers la terrasse, des petits, des gros, des qui volent, des qui courent, des qui piquent, une population insoupçonnée, sans doute mal réveillée, comme fuyant la fin du monde!

Mon dieu, quel mouvement dans mon jardin, qui a l'air si calme d'habitude!
Le martien pétaradant, moi-même pour tout vous dire, équipé d'un coupe herbe à moteur, celui de Patrice, plus bruyant et polluant qu'un bateau des 24 heures motonautiques, taille sans pitié tout ce qui fait plus de 1cm de haut dans le carré d'herbes...

Avant:

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Après:

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Juste retour des choses, après un honteux laisser-aller dans mon gazon...