08.05.2007

Etat d'esprit

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 A Ed...

"Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu'un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l'écrasement aux petits.[...]
Entre ses voleurs et ses bourreaux, il [l'électeur] a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit."

Octave Mirbeau

24.03.2007

La France d'après II

Dans la France d'avant, la police arrêtait les truands.

Dans la France de maintenant, elle arrête les parents qui viennent chercher leurs enfants à l'école, de "dangereux" parents, la baguette sous le bras, armés de poussettes et de panier à provision.

Poursuivis jusqu'au trottoir de l'école de leur progéniture par des hommes en arme et des meute de chiens,

            menottés, maltraités, bousculés,

                              jetés comme des malfaiteurs dans un panier à salade de la République.

Dans la France de maintenant, elle arrête aussi les pauvres (salauds de pauvres!..) aux restaus du coeur.

Z'avaient qu'à pas être noir, ou arabes, ou misérables. Z'avaient qu'à pas avoir les yeux bridés.

Prenez garde: en 1942, on parlait de rafle. Croyez-vous qu'en 2007 il faille employer un autre mot?

A quelques semaines des présidentielles, même si les médias se taisent par complaisance, il sera de plus en plus difficile de dire qu'on ne savait pas... Merci Internet! Un petit coup d'oeil sur cette vidéo qui relate le courage ordinaire, et extraordinaire, des gens de tous les jours, face à l'absurdité. Avec l'incroyable force des justes, de ceux qui sont du côté de l'humanité, envers et contre tout.

Il est de notre devoir que cette information circule. Ce n'est plus simplement un problème politique: il y va de la démocratie et de l'avenir de notre pays, de ce qui fait que dans les rues on peut se promener la tête haute...

Et je vous le demande du fond du coeur: voulez-vous vraiment de cette France d'après?

(Merci à la Télé Libre d'autoriser la diffusion de cette vidéo; je vous recommande aussi la lecture de leur article, qui détaille le déroulement de cette arrestation mouvementée)

17.03.2007

La France d'après

Cette France-là, je vous la laisse. Je n'en veux pas.
Et vous? 
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(Merci à mon vieux pote Olivier pour cette photo)

31.12.2006

Saddam Hussein

La peine de mort est une barbarie, même -et surtout- si on l'applique à Saddam Hussein.

Barbarie contre barbarie, me direz-vous!

Je vous l'accorde mais s'il était urgent, en ce début de XXIe siècle, de montrer d'autres voies?

D'expliquer qu'à la barbarie, on doit opposer l'intelligence et la justice.

D'affirmer avec force que juger, ce n'est pas se venger.

De rappeler avec fermeté que nul n'a pouvoir pour quelque raison que ce soit de prendre la vie d'un homme, fut-ce le plus terrible d'entre tous.

Ces principes sont intangibles et ne souffrent aucune exception. Nous devons les appliquer scrupuleusement si l'on veut qu'ils prennent sens.

Ce que nous n'avons pas fait.

J'ai honte aujourd'hui que la justice de ceux qui se réclament de la démocratie n'ait pas trouvé mieux à opposer à l'affreux dictateur sanguinaire que la loi du talion. Là où elle se devait d'être exemplaire, cette justice n'a été qu'expéditive. La justice qui tue n'est pas la justice.

Et voilà Saddam Hussein, à moitié jugé, déjà envoyé ad patres, se pendouillant lamentablement au bout de la corde dont on fait les martyrs... Il en avait bien besoin!

Lui qui avait à répondre de tant d'autres accusations devant les tribunaux, faut-il ajouter de tant de connivences malsaines avec les démocraties occidentales...

C'est la vérité pleine et entière qui devait éclater.

Mais on a préféré la loi du plus fort... la loi du plus con aussi. Oeil pour oeil, dent pour dent, à ton tour, camarade!

12.12.2006

En septembre septante-trois...

Neruda est mort  quelques jour à peine après Allende en ces sombres jours de septembre 1973.

Il était en résidence surveillée depuis le coup d'Etat. Lui, l'immense poète dont les mots sont si libres qu'ils volent encore de bouche en bouche partout dans le monde...

Pendant qu'il se mourait dans un hôpital chilien, ses maisons de Santiago et d'Isla Negra avaient été plusieurs fois perquisitionnées et saccagées; ses livres et ses collections furent détruites.

Un des derniers poèmes de Pablo Neruda, écrit à l'hôpital

Mathilde, les ans ou les jours
endormis, fiévreux
ici ou là,
cloué
la moelle cassée
éveillé peut-être
ou perdu, endormi:
chambres d’hôpital, fenêtres étrangères
blouses blanches et discrètes
l'engourdissement dans les pieds.

Puis ces voyages
et ma mer à nouveau
ta tête à mon chevet,

tes mains volantes
dans la lumière, dans ma lumière
sur ma terre.

Ce fut tellement beau de vivre
quand tu vivais

Le monde est plus bleu, plus terrestre
la nuit, quand je dors
énorme, dans le creux de tes mains.

Pinochet est mort l'autre jour à un âge respectable.

Il n'y a que l'âge de respectable. Pas lui.

A aucun moment de sa longue vie, il n'a éprouvé le moindre remord, il n'a manifesté le moindre regret ou le moindre doute sur la terreur sanglante et frénétique qu'il a fait régner au Chili.

podcast
Lettre à Kissinger, Julos Beaucarne; acheter le disque

Il a échappé à la justice des hommes.

Je ne crois pas en Dieu, mais il y a des jours comme aujourd'hui où j'aimerais vraiment qu'il y ait une justice divine...

Souvenons-nous!

 

10.11.2006

La révolution est en marche...

Avec Internet, et les blogs, les nouvelles, et les conneries, se répandent comme des trainées de poudre. J'ai hésité, puis renoncé,  l'autre fois à faire circuler une vidéo saignante sur Sarkozy, tant elle me paraissait tendancieuse, et pour tout dire douteuse. Tous les coups, non, ne sont pas permis, et il me paraît, en démocratie, bien plus sage de faire appel à l'intelligence, plutôt qu'à la manipulation et à la peur, fut-ce à l'encontre du grand guignol Nicolas.
Mais j'avouerai ne pas avoir la même retenue pour ce petit film sur Ségolène Royal, plus sobre dans le montage... La future candidate du PS (sans doute) s'exprime simplement, de manière certes confidentielle, mais qui révèle le fond de sa pensée...
Un discours qui  vaut son pesant de cacahuètes comme on dit! Si le parler vrai, et l'anti-langue de bois, que tout le monde souhaite, c'est pouvoir proférer de telles énormités, la campagne électorale risque d'être animée! Ségogo peut aussi nous proposer de travailler la nuit, le sait-elle? On dort, mais on est si peu fatigué, qu'on pourrait bien faire un soutien nocturne de temps en temps, ou une ronde pédagogique dans les banlieues...
Est-il besoin de rappeler que professeur, c'est un métier difficile et passionnant, fatigant,  à temps plein, avec 18 heures de présence devant les élèves, et encore plus d'heures de préparation de cours et de correction de copies, des réunions de plus en plus nombreuses et qui plus est, dans des conditions parfois très pénibles (notamment en collège de ZEP).
Je puis vous assurer que très rares sont ceux qui le soir, après une écrasante journée de boulot, font du soutien payant à Acadomia ou ailleurs!
Le divorce entre les socialistes et les enseignants, remontant à Jospin et Allègre, n'est pas encore vraiment consommé on dirait!

09.11.2006

Calendrier

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Le marteau, la scie, ... voilà de saines occupations pour un enfant bricoleur! Attention aux doigts, mon garçon!

Et la hache derrière, me direz-vous?

Ah la hache...

C'est celle qui sert au papa du jeune homme pour zigouiller les parents des petits poussins pour le déjeuner de dimanche!

Coq au vin ou poule au pot, je ne sais...

A votre bon coeur, M'sieurs dames, pour votre facteur!  Une des dernières années du service public de la poste!

26.10.2006

Quelle connerie la guerre!

Sans commentaire...

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20.10.2006

Réchauffement climatique...

Jusqu'ici tout va bien...
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Politis 2

Politis, tu ne peux pas disparaître...

Politis, l'infatigable heb-dromadaire indispensable à la traversée du désert politique de notre triste début de siècle. 

Tu nous as montré cent fois que tu n'étais pas un journal comme les autres. Juste retour des choses, au plus fort de la tourmente, à notre tour de te prouver que nous non plus, nous ne sommes pas des lecteurs ordinaires.

Tope-là, on relève le défi! Nous ne te laisserons pas tomber. M'enfin! Nous te porterons à bout de bras, à bout de coeur, au dela de cette mauvaise passe.

La solidarité, que tu défends dans tes colonnes, n'est pas un vain mot... En ce domaine, nous tes lecteurs, on est à la fois croyant et pratiquant! Plutôt deux fois qu'une! Qu'on se le dise!

Vendredi 20 octobre à 17h nos contributions s'élèvent à 568 200 €... Cap vers un millions d'euros avant le 30 octobre!

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