13.11.2006

Café Pédagogique

Un article intéressant, toujours sur la tempête du bocal "Education Nationale"...

Un grand bocal, j'en conviens, et une tempête homérique pour quelques mots déplacés... Tous les petits poissons rouges, avec leur cartable, en sont chamboulés, sens dessus dessous! De mémoire de poisson, il y a bien longtemps qu'on avait vu cela... Du temps de l'allègre Claude au moins! Et, encore à l'époque, Internet était bien moins développé qu'aujourd'hui...

Et si c'était la démocratie participative, chère à Ségolène Royal? Maintenant avec les blogs, et les mails, on peut nous aussi, tous seuls comme des grands, faire des tsunamis médiatiques...

Mesdames et messieurs les hommes politiques, voilà une dimension dont il va falloir tenir compte: l'information peut circuler horizontalement, et provoquer en quelques heures un embrasement généralisé... Attention aux petites phrases perfides, que vous affectionnez, surtout si elles reflètent le fond d'une pensée que vous n'exprimez pas publiquement, (ou pas trop).  

Revenons donc à cet article, de l'excellent café pédagogique, que je vous invite à lire si vous avez un peu de temps (ce n'est pas trop long). Il développe notamment des points sur le temps de travail des enseignants, points qu'un homme, ou une femme, politique serait bien inspiré d'avoir en tête avant d'aborder le sujet...

Car la démocratie, c'est aussi ne pas dire n'importe quoi n'importe comment... Pour ceux qui l'auraient oublié! Et c'est aussi savoir écouter, et convaincre!

12.10.2006

Tired

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Mais satisfait du devoir accompli...

J'ai bien défendu mes potes de l'autre siècle... Elisabeth aussi...

Allez, tiens, disons qu'on a été des dieux... (Si moi, je ne me complimente pas, qui le fera?)

Tiens, rien que d'écrire, je suis fatigué maintenant... 

Il ne me reste plus qu'à me mettre les doigts de pieds en éventail...

Ah je peux pas? Allez, juste le pied droit... Non? Dommage!

Bon je rends l'antenne, ici Cognacq Jay, à vous les studios!

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02.09.2006

Nul

C'est la rentrée... ouin...

                                    j'veux sortir!

31.08.2006

Le petit nouveau

Rentrée demain... Enfin pré-rentrée comme on dit, pour ne pas faire peur. Ca compte pour du beurre quoi...

Comme s'il ne fallait pas se lever...
Retrouver le réveil qui sonne. Le mettre à sonner. Il faudra que j'y pense.

Pré-rentrée, les profs entre eux quoi...

Le p'tit nouveau, c'est moi cette année. Nouveau lycée, nouveaux collègues, nouveaux élèves, nouveaux murs, y a que les maths qui ne changent pas... De cela, je suis sûr.

Je ne verrais pas demain Santiago, et les autres.
J'ai juste franchi la Seine: de la banlieue au centre ville... Y a pas de pont dans les têtes pour passer de la rive gauche à la rive droite de la Seine à Rouen. Il m'a fallu quatorze ans.

J'ai ciré mon cartable, affuté mes crayons, acheté des cahiers.
J'ai révisé mes identités remarquables et mes tables de multiplication.
J'ai gonflé mes pneus, resserré mes freins, graissé la chaîne.  

Mon vélo piaffe.

Je suis prêt, avec juste un tout petit fond de tristesse, de saudade comme disent les portugais. Avec un bout de mon coeur sur l'autre rive de la Seine.

Hasta pronto!

19.05.2006

Correction générale

Mission accomplie, je range la tenue de Zorro jusqu'à la prochaine fois... Ouf!
Oh j'ai bien remarqué, un prof de maths qui sort son stylo rouge, c'est un peu comme le braqueur qui entre dans une banque avec un pistolet et qui crie: "ne bougez plus, c'est un hold up!"
Tout le monde se dit in petto  "ah le salopard! mais que fait la police! Et d'abord il l'a son permis de port de stylo rouge?" et se sent un peu comme au contrôle technique... avec sa vieille caisse de 25 ans, les pneus lisses, les freins hasardeux, l'éclairage en berne et dont on aimerait bien qu'elle tienne encore quelques années sans frais...
Bref, çà jette un sacré froid, ça a l'air de dire : "fini de rigoler, maintenant on passe aux choses sérieuses, les racines carrées qui tournent pas rond, ou les doubles produits aux oubliettes, vous allez voir ce que vous allez voir..."

Ainsi donc vous m'avez pris pour un psychopathe des mathématiques, comme il en existe tant à votre décharge, qui tire des traits rouges et rageurs sur des réponses fausses, avec des appréciations assassines...
Perdu, au risque de vous décevoir, ou de vous réjouir selon, je ne suis pas bien méchant, même avec un stylo rouge entre les pattes...  En tout cas, je suis sûrement moins méchant, c'est très facile, vous me direz, que la moyenne des profs de maths, je vous l'accorde...
Alors, voilà, je me sens plus comme un entraineur sportif, qui regarde ce que ses poulains sont capables de faire tout seul: des fois je suis heureux, des fois je suis déçu, d'autre fois je me dis bah c'est normal, il, ou elle, n'a pas bossé!
Sauf que c'est un très lourd travail, très fastidieux -ceux qui l'ont déjà fait le confirmeront.
Si vous voulez tout savoir, j'ai mis un 20/20, et j'ai été très content de le faire... Un peu plus triste de mettre aussi 3,75/20, ma plus basse note, pour une élève très gentille mais en grosse difficulté: c'est ce qu'on dit quand on est impuissant... (Mais elle vivra très bien sans les maths après, mais d'ici là, elle souffre, j'en ai conscience!)...
Merci à vous de m'avoir soutenu pour cette très grosse épreuve!

Quand vous voulez, je vous corrige aussi, si cela vous fait plaisir. C'est sur rendez-vous ;o).

 

18.05.2006

Teacher's nightmare


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Depuis le temps qu'il me narguait sur le coin du buffet... Ce gros, cet immense, ce lourd paquet de copies de mes élèves de seconde...

Ces derniers jours, je vaquais cà et là, fort occupé par d'autres obligations mathématiques, le stylo rouge vengeur bien au fond de la trousse, comme la flèche de Robin des Bois dans son carquois...

Avec en tête la vague nécessité d'une correction...
Un peu comme si vous avez à téléphoner à une vieille tante... allez demain... j'ai le temps...
Mais la vague nécessité se fait de plus en plus impérieuse...

Aujourd'hui, l'heure a sonné. Vous allez voir ce que vous allez voir mes gaillards! Je reprends ma tenue de zorro mathématique, le stylo rouge à la main, redresseur du double produit oublié et de l'erreur de calcul... Tous les sergents Garcia de l'à peu près algébrique de mes classes n'ont qu'à bien se tenir: je barre rageusement, et je signe d'un E, qui veut dire Evariste!

Paré à une plongée en apnée dans l'inconscient mathématiques de mes élèves, avec des non-dits terribles, où 1 + 1 ne fait pas toujours simplement 2, avec des erreurs en veux-tu en voilà, à te faire oublier ce que tu as appris, à t'en faire douter du triangle rectangle et des tables de multiplication réunies!

Je prends une grande bouffée d'oxygène mathématique, mon stylo rouge -j'ai fait le plein d'encre et je peux écrire des kilomètres d'imprécations professorales. Huuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ...  J'y vais... Dans la grande zone de non-droit et de non-logique... Mais je suis blindé! Enfin, j'espère!

Alors, à l'attaaaaaaaaaaaaaaaquuuuuuuuuuuuueeeeeeeeeeeee!

10.03.2006

Stage fini...

Eh bien voilà, le stage s'est achevé, enfin! Longue après-midi et nous avons fait avec Elisabeth une prestation qui se tenait. Enfin, je pense, car je vais avoir sous peu le commentaire rageur d'un de nos stagiaires qui se sera emmerdé comme un rat mort sans qu'on s'en rende compte! Me faites pas le coup les copains blogueurs...

Elisabeth quelque peu fatiguée à la fin, Elisabeth dont je n'étais pas vraiment sûr jusqu'à ce matin, mais elle a fait face courageusement, et je pense que cela lui redonne (un peu...) confiance en elle. Elisabeth se nourrit littéralement de tout cela, comme la plante de lumière, une immense passion d'apprendre, un plaisir renouvelé de transmettre et d'échanger...

Nous connaissions, tous les deux, notre partition sur le bout des doigts... Enfin la partition de ce que l'on avait choisi de dire car qui peut prétendre faire le tour d'un sujet si vaste? Tous les deux, nous savons nous renvoyer la balle parce que nous nous connaissons bien. Nous avons fouiné ensemble dans les vieux bouquins poussiéreux du 17e et 18e siècle de la bibliothèque municipale de Rouen, ou de Gallica, les mêmes mais sans poussière et à domicile (vive le progrès!). Nous avons épluché, analysé, soupesé certains traités, pourvu qu'ils soient en français, car on est des billes complètes l'un et l'autre en ce qui n'est pas notre langue maternelle! En croyant comprendre parfois, en ne comprenant pas souvent, avec la joie de l'éclair de lucidité de l'un ou de l'autre de temps en temps, avec la discussion passionnée quand il s'agit de convaincre l'autre d'une vague bonne idée qu'on a eu. Bref on a souvent été dans le brouillard et on est d'autant plus fier d'avoir construit trois quatre bricoles cohérentes sur notre sujet!

Des nouvelles de la stagiaire assoupie de l'autre fois, la belle endormie (par mon discours)... Dormeuse, cette fois, avait cette fois l'oeil vif et frais. Trois heures d'histoire de la trigonométrie n'ont même pas altéré son état apparent... Belle performance pour elle, que je salue amicalement ici. Sans doute était-elle reposée aujourd'hui, ou ... m'a-t-elle trouvé particulièrement ennuyeux l'autre jour, ce qui est son droit le plus strict, même si cela amoche sérieusement mon amour propre, je me dois d'envisager toutes les éventualités!

08.02.2006

Spondylarthrite

Demain, je serai seul le matin pour animer ce stage sur l'histoire de la trigonométrie! Des grecs au 19e siècle, en passant par les indiens (mais pas les cow-boys), les arabes, le moyen-âge,... La totale, quoi... Et tout seul, car ma coéquipière et amie Elisabeth est à l'hôpital clouée par une crise violente de spondylarthrite (saloperie de maladie...)... Bon on fera face, je vais reviser frénétiquement les arabes, que je connais moins, et je croise les doigts pour ne pas me planter, et surtout pour qu'Elisabeth aille mieux...

Enfin quand je dis seul, je serai aussi avec Sylvie, qui me soutiendra moralement, à défaut de m'aider dans l'exposé! Et ce n'est pas rien finalement...

Suite au prochain épisode!

28.01.2006

Emotion

Emotion, donc, je rédige la motion...  Et je ne siégerai pas au CA... Na!

Je vais devoir tartiner sur quelques paragraphes les problèmes récurrents d'un lycée de banlieue, auquel on retire peu à peu les quelques maigres moyens qu'il a pour subsister... Voilà toute l'ambition éducative de ce sinistre gouvernement résumée en un mot: économie...

Ah vivement qu'on nous assassine quelqu'un, moi peut-être, pour que Sarkosy vienne nous installer un poste de police dans la cours de récréation, avec un planton à chaque étage.

Ah non, tiens, y en a marre des SarKonneries!

 

 

27.01.2006

Suppression de poste

Normalement, ce midi, a eu lieu "l'heure d'information syndicale", au sujet des suppressions de postes. Elle consiste en une réunion en salle des profs: si tout le monde est convié, dans la pratique, bien peu viennent... "Vous comprenez, j'ai un cours de Terminale, et quand même..." On pourrait annoncer la fin du monde, que les cours de Terminale devraient impérativement avoir lieu avant!  Or voilà, cette fois, le coup passe tout près, deux collègues risquent fort, vont nous quitter, devrais-je dire par lucidité, victimes d'une politique gouvernementale qui frise le dogmatisme, alors que notre lycée aurait bien besoin d'eux.

Je n'étais pas présent à cette heure syndicale car j'avais cours à l'IUFM, on ne peut pas être partout... et l'heure syndicale dans un lycée ne m'autorise pas à ne pas venir en cours à l'IUFM... J'avais résumé la situation, telle qu'elle ressortait de la commission permanente de l'autre jour, à E., notre charmante et fort active documentaliste, par mail: elle a dû lire mon message à tout le monde, enfin aux rares présents sans doute. Je n'ai pour le moment aucune nouvelle: y-avait-il du monde? les collègues seront-ils solidaires de ceux qui partent (les derniers arrivés...)? siègerais-je ou ne siègerais pas au conseil d'administration de mardi prochain?

Je ne suis que suppléant à ce conseil d'administration, mais les titulaires, dans leur grande majorité, s'ils sont des gens de conviction, ne sont pas comme on le dit des grandes gueules. Moi non plus d'ailleurs, loin de là, je préfère souvent écouter et observer que parler, ce qui est par parenthèse une façon de soulager les gens que je cotoie car statistiquement je dis moins de conneries... Mais avec le temps, j'ai appris à dire les choses et à défendre ce que je pense, quand bien même le recteur ou le ministre seraient là, ou dieu ou... Dire les choses n'est pas non plus les affirmer frénétiquement: je crois à la force calme de la conviction et de l'argumentation bien construite; cette force peut déplacer des montagnes.

Suite demain, probablement... Suspens torride!

 

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