« 2007-02 | Page d'accueil | 2007-05 »

24.03.2007

La France d'après II

Dans la France d'avant, la police arrêtait les truands.

Dans la France de maintenant, elle arrête les parents qui viennent chercher leurs enfants à l'école, de "dangereux" parents, la baguette sous le bras, armés de poussettes et de panier à provision.

Poursuivis jusqu'au trottoir de l'école de leur progéniture par des hommes en arme et des meute de chiens,

            menottés, maltraités, bousculés,

                              jetés comme des malfaiteurs dans un panier à salade de la République.

Dans la France de maintenant, elle arrête aussi les pauvres (salauds de pauvres!..) aux restaus du coeur.

Z'avaient qu'à pas être noir, ou arabes, ou misérables. Z'avaient qu'à pas avoir les yeux bridés.

Prenez garde: en 1942, on parlait de rafle. Croyez-vous qu'en 2007 il faille employer un autre mot?

A quelques semaines des présidentielles, même si les médias se taisent par complaisance, il sera de plus en plus difficile de dire qu'on ne savait pas... Merci Internet! Un petit coup d'oeil sur cette vidéo qui relate le courage ordinaire, et extraordinaire, des gens de tous les jours, face à l'absurdité. Avec l'incroyable force des justes, de ceux qui sont du côté de l'humanité, envers et contre tout.

Il est de notre devoir que cette information circule. Ce n'est plus simplement un problème politique: il y va de la démocratie et de l'avenir de notre pays, de ce qui fait que dans les rues on peut se promener la tête haute...

Et je vous le demande du fond du coeur: voulez-vous vraiment de cette France d'après?

(Merci à la Télé Libre d'autoriser la diffusion de cette vidéo; je vous recommande aussi la lecture de leur article, qui détaille le déroulement de cette arrestation mouvementée)

23.03.2007

Etre heureux

Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple.

Jacques Prévert

17.03.2007

La France d'après

Cette France-là, je vous la laisse. Je n'en veux pas.
Et vous? 
france_d_apres.jpg
(Merci à mon vieux pote Olivier pour cette photo)

16.03.2007

Palace

Me voici dans ce grand palace bruxellois... Radisson Hotel... Avec des grooms en livret, et la curieuse impression au moins d'être un ministre ou un chef d'état.

Chambre climatisée, quarante chaines satellites, des langues en veux-tu en voilà... Le wifi... l'auriez-vous deviné? Excusez du peu! Tous mes ancêtres cheminots et paysans doivent s'en retourner dans leur tombe. Oh toi mon grand-père des trois huit et des jardins potagers, que j'ai plus souvent vu la bêche à la main qu'en costume trois pièces, à l'ombre duquel j'ai grandi, entre une petite maison de brique rouge et un poulailler, parmi les  fraises et les pommes de terre, sous les bisous sonores et l'amour à revendre de ma grand-mère, non rassure-toi, le joueur de flute n'a pas trahi...

J'ai quand même hâte de partir, de peur de m'habituer. Vivement ma petit maison rouennaise! Au moins là-bas, je ne risque pas de me croire important. Immortel même.

Et si d'aventure, en passant par là, vous demandiez Evariste au groom habillé comme un amiral, on pourrait comme dans un vieux film américain en noir et blanc boire un ouzo au bar, avec la fumée des gros cigares... Allez je vous attends, mais qu'est-ce que vous faites, voyons, je ne vois toujours rien venir? Une autre fois alors?

Mais bon, je divague... Allez au lit, camarade, cela sera bien plus raisonnable! La folie, c'est pour demain!

15.03.2007

C'était au temps... où Bruxelles calculait!

medium_calculatrice.jpg

13.03.2007

Payer l'air

L'air est devenu payant... c'est ce que j'ai appris l'autre soir en allant gonfler mon vélo à la station service...

Bon d'accord, c'est pour l'air que l'on met dans les pneus... Mais enfin? Payer de l'air, fut-il comprimé, vous vous rendez compte?

- Dites donc mais vous êtes gonflé, vous! ai-je dit au patron, peu aimable derrière son comptoir...

- Oui, mais pas vos roues... a-t-il rétorqué, l'air louche.

- Ah ma parole, Vous ne manquez pas d'air!

- Non et c'est même pour cela qu'on le vend.

Argh!

medium_pompe.jpg

Il me gonflait le sale type, pour pas un rond... mais pas mon pneu! 

Mais le corps à corps mâle et sauvage, exténuant, dans mon garage, avec la petite pompe de mon vélo, pour avoir un pneu mou misérablement gonflé, ce n'est plus de mon âge!

Alors j'ai cédé et j'ai gonflé mes roues, pour 50 centimes d'euros. Allez, vive la pompe de la station-service!

Cinquante centimes... Le prix d'une baguette quasiment, pour trois fois rien d'air... Pfuittt dans le pneu, fini... 

L'air de rien, j'en ai mis un peu plus, je l'avoue aujourd'hui, qu'il n'aurait fallu...

J'ai mis un peu d'air de côté quoi, pour la prochaine crevaison.

En attendant, j'ai des roues, rebondies comme des baudruches... Je crains l'explosion généralisée au moindre soubresaut...

Ma façon à moi d'être gonflé et de ne pas manquer d'air!

11.03.2007

Barbares

Ainsi donc les barbares sont revenus...

Faut-il qu'ils aient si peu à faire de leur vie pour venir dévider interminablement ici, jusqu'à la nausée,  leurs insanités, toujours les mêmes rengaines, les mêmes rancoeurs, les mêmes amertumes, le ranci des vieux placards de leur esprit tourmenté!

Qu'un seul au moins ait le courage de donner son nom et son adresse IP, et on en reparlera! Mais stupide, on peut l'être à moindre coût, courageux, c'est une autre histoire... Quant à l'intelligence...

Nous nous contenterons donc de bien pitoyables faux evariste ou fausse dom, démasqués dès qu'on en a lu trois phrases.... 

Allez, messieurs les trolls, je vous plains du fond du coeur,pauvres usurpateurs, écrivaillons atrabilaires, si votre plus grand projet, votre rêve pour demain, votre espoir, c'est de venir polluer encore plus les blogs... C'est grandiose et magnifique! Que votre vie microscopique doit être pesante à porter!

Il me reste donc à m'excuser auprès de Dom, pour l'utilisation abusive de son nom, et des autres lecteurs, qui ont pu être indisposés de cette prose de bazar.

Je me dois d'être plus vigilant: une semaine d'absence, à Bruges pour tout vous dire, et tout va mal...

Bises à ceux que j'aime, et mon mépris le plus souverain aux autres... Hasta pronto!

PS: comme je l'ai dit à Joye, par mail, si j'ai pris une certaine distance ces derniers temps, bien loin de moi l'intention de tout abandonner, même si autour de moi, les compagnons des premiers jours se font de plus en plus rares. Je suis en fait en train d'écrire un livre... de mathématiques. Le temps passe  bien vite, à noircir le papier...Que voulez-vous l'"accouchement" est difficile, même pour un bouquin avec des formules dedans. Qui l'eut cru?

Toutes les notes