« 2006-11 | Page d'accueil
| 2007-01 »
01.01.2007
Bonne année
Bonne année 2007 à tous!
00:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
31.12.2006
Réveillon
Mandibules armées et échauffées,
dents brossées et affutées,
gosier astiqué,
estomac dilaté,
tube digestif intégralement vide...
Bref, la tripe trépigne, et appelle la bouffe...
Partons à l'assaut du jour de l'an, à grands coups conquérants de fourchettes, de couteau dans la bidoche, et de rasade de pinard! Un Everest de boustifaille m'attends...
A moi 2007, le foie gras, la dinde, la buche, le champagne,les coquilles Saint-Jacques, le fromage, je veux tout en vrac dans ma panse, je veux passer les douze coups de minuit, ou trépasser entre deux pintades, avec l'air repus et le rôt victorieux des grands fauves qui digèrent.
Je veux boire jusqu'à plus soif, boire et reboire encore pour oublier que c'est la fête et que cela me fait chier de m'amuser sur commande.
C'est tout mon horizon, une immense aspiration atavique à la mastication et à la digestion, au gavage festif, celui de la bête en rut culinaire, d'un barbare à fourchettes et couteaux, d'un haltérophile du boudin blanc et de la mortadelle, d'un dévoreur sanguinaire de petites cailles, d'un aspirateur bruyant d'huitres, n'ayant pour but ultime dans la vie que de remplir son assiette pour mieux la vider et pour mieux la remplir à nouveau. Non mais!
Allez, si les bridges tiennent, je ne ferais pas de quartier, qu'on se le dise.
Toutes les courses de ma maman y passeront, dussé-je vomir! Promis je vais transformer son frigo en un désert post-industriel à 4°C, où la petite lueur blafarde de la porte éclairera des étagères ratissées et vides, aussi vides que le vide philosophique des lendemains de fêtes.
Tiens elle pourra même le dégivrer, ma maman, son frigo!
Bonne année quand même!
20:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Saddam Hussein
La peine de mort est une barbarie, même -et surtout- si on l'applique à Saddam Hussein.
Barbarie contre barbarie, me direz-vous!
Je vous l'accorde mais s'il était urgent, en ce début de XXIe siècle, de montrer d'autres voies?
D'expliquer qu'à la barbarie, on doit opposer l'intelligence et la justice.
D'affirmer avec force que juger, ce n'est pas se venger.
De rappeler avec fermeté que nul n'a pouvoir pour quelque raison que ce soit de prendre la vie d'un homme, fut-ce le plus terrible d'entre tous.
Ces principes sont intangibles et ne souffrent aucune exception. Nous devons les appliquer scrupuleusement si l'on veut qu'ils prennent sens.
Ce que nous n'avons pas fait.
J'ai honte aujourd'hui que la justice de ceux qui se réclament de la démocratie n'ait pas trouvé mieux à opposer à l'affreux dictateur sanguinaire que la loi du talion. Là où elle se devait d'être exemplaire, cette justice n'a été qu'expéditive. La justice qui tue n'est pas la justice.
Et voilà Saddam Hussein, à moitié jugé, déjà envoyé ad patres, se pendouillant lamentablement au bout de la corde dont on fait les martyrs... Il en avait bien besoin!
Lui qui avait à répondre de tant d'autres accusations devant les tribunaux, faut-il ajouter de tant de connivences malsaines avec les démocraties occidentales...
C'est la vérité pleine et entière qui devait éclater.
Mais on a préféré la loi du plus fort... la loi du plus con aussi. Oeil pour oeil, dent pour dent, à ton tour, camarade!
00:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : saddam hussein
25.12.2006
------ Noël!
Titre modifié car la note est inacessible dans les archives avec tous ces caractères spéciaux (initialement %*$!°€# Noël!)
Comment on dit déjà?
Je ne vous souhaite pas un Joyeux Nöel! Les joyeux noëls sont toujours tristes...
Pour vous, je le veux
rigolo,
tordant,
déjanté,
hilarant,
détonnant
votre noël!
Un vrai noël sans les boules quoi!
Mais avec de la buche à volonté, et le père Noël rien que pour vous et vos proches, puisque de toute façon, le père Noël, c'est vous!
PS message passé en fraude depuis la banlieue parisienne, avec le réseau wifi d'un voisin, qui l'ignore... Quelle frayeur! Chuuuutttt! Mon petit cadeau de Noël à moi... Me voilà un dangereux pirate, tenez-vous le pour dit!
11:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
18.12.2006
Visite
Un jour, les visiteurs se sont faits rares, comme la lumière des plus courts jours de l'hiver...
Après avoir connu la bousculade et la foire d'empoigne, mon blog redécouvre la tranquillité de ses débuts sur la toile...
Faut-il donc donner la pâtée de mots tous les jours, à heure fixe, pour fidéliser le chaland? Si c'est le cas, j'ai failli. J'ai mis à la diète tous mes lecteurs en espaçant les notes. Seuls les plus fidèles demeurent: qu'il me soit permis ici de les remercier. Les autres comme les chats de mon quartier ont trouvé pitance ailleurs -ce ne sont pas les mots qui manquent de nos jours. Et ils ont bien fait!
Allez tiens, camarade qui passe, en voilà un peu pour aujourd'hui, pas grand chose, tout ce qui me reste dans mon garde-écrire.
Des mots de rien,
de tous les jours,
de ceux qu'on jette au vent des blogs.
Pfuitt, trois petits tours et puis s'en vont...
De quoi te mettre sous l'oeil... Pour toi, rien que pour toi, pour qu'on fasse un bout de chemin ensemble, deux-trois idées à partager ... ou pas. Voilà, c'est tout, tu vois, c'est court.
Mais ne croyez surtout pas que je sois amer: à tout prendre, je préfère les visiteurs discrets et réguliers aux malotrus tonitruants et insultants qui m'ont harcelé il y a peu. Souvenez-vous! Je retrouve avec délectation la paix à laquelle j'aspire. Un blogue paisible, peu connu, presque anonyme.
Ephémère et capricieuse, la gloire, fut-elle blogguesque, a de ces côtés dérangeants que je n'envie pas.
17:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
12.12.2006
En septembre septante-trois...
Neruda est mort quelques jour à peine après Allende en ces sombres jours de septembre 1973.
Il était en résidence surveillée depuis le coup d'Etat. Lui, l'immense poète dont les mots sont si libres qu'ils volent encore de bouche en bouche partout dans le monde...
Pendant qu'il se mourait dans un hôpital chilien, ses maisons de Santiago et d'Isla Negra avaient été plusieurs fois perquisitionnées et saccagées; ses livres et ses collections furent détruites.
Un des derniers poèmes de Pablo Neruda, écrit à l'hôpital
Mathilde, les ans ou les jours
endormis, fiévreux
ici ou là,
cloué
la moelle cassée
éveillé peut-être
ou perdu, endormi:
chambres d’hôpital, fenêtres étrangères
blouses blanches et discrètes
l'engourdissement dans les pieds.
Puis ces voyages
et ma mer à nouveau
ta tête à mon chevet,
tes mains volantes
dans la lumière, dans ma lumière
sur ma terre.
Ce fut tellement beau de vivre
quand tu vivais
Le monde est plus bleu, plus terrestre
la nuit, quand je dors
énorme, dans le creux de tes mains.
Pinochet est mort l'autre jour à un âge respectable.
Il n'y a que l'âge de respectable. Pas lui.
A aucun moment de sa longue vie, il n'a éprouvé le moindre remord, il n'a manifesté le moindre regret ou le moindre doute sur la terreur sanglante et frénétique qu'il a fait régner au Chili.
Il a échappé à la justice des hommes.
Je ne crois pas en Dieu, mais il y a des jours comme aujourd'hui où j'aimerais vraiment qu'il y ait une justice divine...
Souvenons-nous!
22:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
10.12.2006
Fiat lux
On pense en rond sous le couvercle nuageux.
Moi qui aime porter mon regard plus loin que la grisaille des jours, j'ai été ennuagé ces dernières semaines, commme l'est ma ville.
Ennuagé, embruiné et embrumé, du matin au soir, jour après jour, sans même la récompense des étoiles la nuit juste pour se rappeler que les problèmes des hommes devraient être dérisoires.
J'aime bien les étoiles et le soleil. Je n'oublie pas que c'est par leur contemplation que la pensée libre est née, en s'affranchissant de Dieu.
De ne plus les voir, j'ai l'impression d'être en prison.
Revanche de ce dimanche après-midi frileux: admirez ce déluge de lumière, dans mon salon. Le soleil est bas sur l'horizon, et s'invite presque tout entier dans ma maison.
Soleil frisquet, mais éclatant, vainqueur; lumière d'hiver mais flamboyante et rasante, sous des angles inhabituels.
Ohé Evariste, j'suis là, dit mon pote le soleil!

21:05 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
03.12.2006
Noël
Bientôt Noël...
... les boules !

23:21 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
Mon trésor
(Reçu l'autre jour dans mes mails... de quoi en tout cas diminuer fortement le train de vie de l'état!)
Monsieur l'agent du Trésor Public,
Mon colis a pu vous étonner au départ. Alors voilà quelques explications. Je vous joins à cette lettre une photocopie de l'article du Nouvel Observateur intitulé "Les vraies dépenses de l'Etat". Vous noterez que dans le quatrième paragraphe, il est précisé que l'Elysée a l'habitude de payer des brouettes 5200 francs pièce. Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe), rapporte que le prix des sièges WC du
nouveau Ministère des Finances est de 2 750 francs pièce. Vous devant la somme exacte de 13 216 francs pour l'année fiscale qui s'achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre siège WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 13 750 francs.
Je vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes oeuvres ou bien d'utiliser les 434 francs restant pour acheter un tournevis supplémentaire à notre Président de la République (voir article "Les vraies dépenses de l'Etat").
Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année. N'hésitez pas à l'avenir à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiqués par les principaux fournisseurs de l'Etat.
Signé J.O., un contribuable heureux.

23:05 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




