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28.11.2006

Aragon?

J'ai chopé cette phrase au vol, l'autre soir à la télé... Elle traine sur un vague bout de papier, écrite à la v'la comme j'te pousse avec un crayon mal taillé. Encore quelque jour, et je l'aurai complètement perdue, ordonné comme je suis. Alors je la mets ici, une façon de la ranger... et de vous en faire profiter!

Aragon, paraît-il... La foule immense où l'homme est un ami, cela me plaît bien. Voilà un regard sur les autres, et sur la multitude, qu'il faudrait plus souvent porter, à l'heure notamment du repli frileux sarkozyen derrière les frontières.

Si quelque lecteur égaré ici, connu ou inconnu, en savait plus sur cette phrase qu'il se manifeste: il aurait toute ma gratitude!

Que l'on croit au Ciel ou que l'on n'y croit pas, il faut défendre la foule immense où l'homme est un ami. Louis Aragon ?

 

Développement décimaux de rationnels


Il ne va pas se passer grand chose dans la douce ouateur humide qui plane sur Rouen.

Nuages gris, petite pluie fine et discrète, comme pour ne pas trop déranger... Pas de vent. Jour à peine levé, prêt à se recoucher comme s'il était patraque...

Même les voitures roulent plus doucement dans le silence de cette journée de novembre.

Il faudrait donc qu'il se passe plein de choses dans ma tête alors...

Facile à dire quand je tourne en rond chez moi!

Bon allez j'attaque les développements décimaux de rationnels...

                                ... vous savez, le truc qui dit

                                           1/7=0,142857 142857 142857  142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 142857 ...

A demain!

26.11.2006

Philippe Noiret

Mais où sont-ils partis, ceux de l'autre côté?  Philippe Noiret, l'autre jeudi... Après Piéplu, et Devos...medium_noiret.jpg

Chaque jour un peu plus orphelins, nous, les vivants, ceux du "bon" côté, nous restons sur le pont, une moitié de nous dépositaire d'un passé extraordinaire et l'autre tournée vers l'avenir et les enfants...

C'est comme cela qu'il faut vieillir paraît-il...

L'avenir et les enfants... 

Pour eux, vous serez encore vivants, à travers nous. Longtemps.

Mieux.

Pour eux, nous essaierons de prendre la relève et nous vivrons avec espoir. Nous leur dirons la chance de vous avoir croisé.

Pour eux, nous serons des Alexandre le Bienheureux, plutôt que des Ripoux.

Pour eux, nous essaierons d'être formidables comme vous l'avez été.

Tant pis si c'est difficile... Tant mieux si c'est difficile...

La vie et rien d'autre, quoi...

La vie et rien d'autre!

Au revoir, m'sieur Noiret!

20.11.2006

Frimaire

Je m'avance dans l'automne à petit pas, avec la précaution de ceux qui craignent l'hiver, le nez dans les feuilles mortes, la tête dans le ciel gris...

Gris du ciel qui se dilue avec une lenteur infinie dans le crachin interminable de cette journée de novembre. Sous le couvercle des nuages, tout est gris.

Gris les pavés,

         grises les maisons,

                grises les rues de Rouen,

                          gris même les gens à l'intérieur d'eux-mêmes, imprégnés jusqu'à la moëlle des os de cette humidité automnale.

Les arbres, et les coeurs, se défont à regret des souvenirs de l'été.

Je n'aime pas le temps des jours courts: courte aussi est notre envie de vivre et de travailler, étroit notre élan pour les grandes choses.

La lumière se fait rare et parcimonieuse, comme les rêves qui s'éventent. En ces jours pâlichons et ternes, tout en moi aspire à l'hibernation.

Je vivotte à vélo, à l'assaut des nuages et des embruns. Avec sur la peau l'eau qui mouille, la bise qui mord, le froid qui pince: je sais par coeur la saison des averses et du froid qui vient, pour l'avoir affrontée, en combat singulier, du haut de mes deux roues. Une façon pour moi de ne pas me résigner à cette petite mort de la nature, qui est aussi un peu la notre...

16.11.2006

SOS

SOS Evariste débordé...

Est-ce possible, un prof qui travaille? Il doit y avoir une erreur!

Tempête mathématique dans ma maison, et dans mon crâne, entre une dérivée et une fraction continue! Même mes rêves sont habités d'identités remarquables... J'ai fait mieux, je vous assure!

Mobilisation générale, branle-bas de combat chez le prof de maths! Ordinateur réquisitionné pour le boulot! Et les neurones aussi! Ma foi, on est fonctionnaire, mais on sait aussi bosser!

Travail à flux tendu, tout arrive par paquets, comme les embruns! J'écope, j'écope et je ne coule pas, je fais face! Le navire est toujours à flots, vaillant et conquérant, sur l'océan mathématique!

Bientôt la mer d'huile et le calme réparateur! Enfin j'espère!

13.11.2006

Café Pédagogique

Un article intéressant, toujours sur la tempête du bocal "Education Nationale"...

Un grand bocal, j'en conviens, et une tempête homérique pour quelques mots déplacés... Tous les petits poissons rouges, avec leur cartable, en sont chamboulés, sens dessus dessous! De mémoire de poisson, il y a bien longtemps qu'on avait vu cela... Du temps de l'allègre Claude au moins! Et, encore à l'époque, Internet était bien moins développé qu'aujourd'hui...

Et si c'était la démocratie participative, chère à Ségolène Royal? Maintenant avec les blogs, et les mails, on peut nous aussi, tous seuls comme des grands, faire des tsunamis médiatiques...

Mesdames et messieurs les hommes politiques, voilà une dimension dont il va falloir tenir compte: l'information peut circuler horizontalement, et provoquer en quelques heures un embrasement généralisé... Attention aux petites phrases perfides, que vous affectionnez, surtout si elles reflètent le fond d'une pensée que vous n'exprimez pas publiquement, (ou pas trop).  

Revenons donc à cet article, de l'excellent café pédagogique, que je vous invite à lire si vous avez un peu de temps (ce n'est pas trop long). Il développe notamment des points sur le temps de travail des enseignants, points qu'un homme, ou une femme, politique serait bien inspiré d'avoir en tête avant d'aborder le sujet...

Car la démocratie, c'est aussi ne pas dire n'importe quoi n'importe comment... Pour ceux qui l'auraient oublié! Et c'est aussi savoir écouter, et convaincre!

10.11.2006

La révolution est en marche...

Avec Internet, et les blogs, les nouvelles, et les conneries, se répandent comme des trainées de poudre. J'ai hésité, puis renoncé,  l'autre fois à faire circuler une vidéo saignante sur Sarkozy, tant elle me paraissait tendancieuse, et pour tout dire douteuse. Tous les coups, non, ne sont pas permis, et il me paraît, en démocratie, bien plus sage de faire appel à l'intelligence, plutôt qu'à la manipulation et à la peur, fut-ce à l'encontre du grand guignol Nicolas.
Mais j'avouerai ne pas avoir la même retenue pour ce petit film sur Ségolène Royal, plus sobre dans le montage... La future candidate du PS (sans doute) s'exprime simplement, de manière certes confidentielle, mais qui révèle le fond de sa pensée...
Un discours qui  vaut son pesant de cacahuètes comme on dit! Si le parler vrai, et l'anti-langue de bois, que tout le monde souhaite, c'est pouvoir proférer de telles énormités, la campagne électorale risque d'être animée! Ségogo peut aussi nous proposer de travailler la nuit, le sait-elle? On dort, mais on est si peu fatigué, qu'on pourrait bien faire un soutien nocturne de temps en temps, ou une ronde pédagogique dans les banlieues...
Est-il besoin de rappeler que professeur, c'est un métier difficile et passionnant, fatigant,  à temps plein, avec 18 heures de présence devant les élèves, et encore plus d'heures de préparation de cours et de correction de copies, des réunions de plus en plus nombreuses et qui plus est, dans des conditions parfois très pénibles (notamment en collège de ZEP).
Je puis vous assurer que très rares sont ceux qui le soir, après une écrasante journée de boulot, font du soutien payant à Acadomia ou ailleurs!
Le divorce entre les socialistes et les enseignants, remontant à Jospin et Allègre, n'est pas encore vraiment consommé on dirait!

09.11.2006

Calendrier

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Le marteau, la scie, ... voilà de saines occupations pour un enfant bricoleur! Attention aux doigts, mon garçon!

Et la hache derrière, me direz-vous?

Ah la hache...

C'est celle qui sert au papa du jeune homme pour zigouiller les parents des petits poussins pour le déjeuner de dimanche!

Coq au vin ou poule au pot, je ne sais...

A votre bon coeur, M'sieurs dames, pour votre facteur!  Une des dernières années du service public de la poste!

07.11.2006

Creuse 2 : dans la salle à manger de ma copine

Ah l'heureuse époque où les autobus s'arrêtaient dans les campagnes perdues, quelques maisons le long d'une vieille route, au milieu des champs, entre un troupeau de vaches et trois courants d'air...

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Mais attention, on s'arrêtait à des arrêts fixes!

Il faut quand même être sérieux! Monter ou descendre en marche, non mais vous n'y songez pas, et les impotents et les ventripotents et les vieillards... Ah oui on prenait le temps de vivre dans la campagne des années cinquante, et de s'arrêter le temps qu'il fallait et de s'installer sur les rudes banquettes des autobus d'alors...

Et tout en bas, je suis sûr que vous ne l'avez pas remarqué... regardez... Email ed.jean... 

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Il frime à bon compte, en 2000 et quelques, Monsieur Ed.Jean, visionnaire creusois des réseaux du futur sans doute,  avec son improbable EMAIL sur cette pancarte des années cinquante!

Au temps joyeux où l'EMAIL était tout simplement vitrifiée... Vous rappelez-vous encore que cet EMAIL-là a existé, dans un passé tout proche, si proche que je tends la main en fermant les yeux et que je le saisis encore à pleine poignée d'enfance, avec ses odeurs de cuisinière à bois ou de lessiveuse, ses éclats de rires et ses joies... Et les bisous pleins d'amour de ma grand-mère sur les joues du petit gamin que j'étais...

Je n'ai pas oublié, même si tout ceci s'enfuit aussi vite que le progrès va vite!

M'est avis que ce Monsieur, au temps glorieux des transports en autobus, recevait son courrier par la voie des escargots: la sacoche du facteur, le petit tour de vélo dans la campagne pluvieuse, le petit coup de rouge de la mère Jeannine pour se réchauffer quand il fait froid, et hips, voilà votre courrier m'sieur...

Tiens, si son Email fonctionne, je lui demanderais bien ce qu'il pense de tout cela, monsieur Ed.Jean... Et s'il répondait, du paradis des émailleurs?

Ah mais zut, l'imbécile, il a oublié le @!

06.11.2006

Attention!!!!

Attention, de courageux interlocuteurs anonymes, dans le cadre sans doute de la liberté sur les blogs, qu'ils prétendent défendre,  commentent et signent abusivement de mon nom un peu partout. Ils luttent avec une ténacité aveugle et bornée contre celui qu'ils appellent le "staline des blogs" (sic) ... votre serviteur... qui se marre d'une telle imbécillité!

Tous les procédes les plus bas et les plus vils seront donc employés: messieurs les courageux interlocuteurs anonymes, ces méthodes une fois de plus vous honorent, comme celles que vous avez déjà employées chez moi.

Je laisse simplement les lecteurs juges.

Je vous rappelle que ma conviction est inébranlable: je n'arrêterai pas ce blog, je poursuivrai, contre vents et marées, quoique vous fassiez, parce que je ne m'inclinerai pas devant votre bêtise incommensurable. Vous vous lasserez avant moi. 

Je demande à tous les amis chez qui je suis déjà intervenu de vérifier au besoin l'adresse IP, que vous avez déjà, de mes présumés commentaires: celle-là ne trompe pas et vous saurez si c'est bien moi qui intervient.

PS: commentaires fermés sur cette note, car je veux tout sauf relancer une discussion vaine et stérile avec des hurluberlus fascisants comme j'en ai connu ici par le passé.

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