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31.10.2006

suspension

Suspension provisoire, ou définitive, de ce blog...

                                                        Je ne sais...

 

27.10.2006

Tempête dans un bénitier...

Je pars à 14 heures... Repos complet, loin des ordinateurs et des tracas des blogs. Que de temps perdu chez Dominique, pour des choses vaines et futiles!

Il est vrai que certaines personnes, pas seulement Dominique, à l'abri derrière leur clavier et dans un relatif anonymat, oublient le minimum de savoir-vivre qu'on applique dans la vie de tous les jours, et qui fait que les relations humaines sont dans l'ensemble plutôt cordiales (même si ce n'est qu'en apparence, je le sais, mais enfin, ce n'est pas le far west quoi!).

Et on voit fleurir, ici ou là, une hargne tenace et récurrente qui n'apporte pas grand chose à la qualité du débat... Je suis de ceux qui croient dur comme fer que le respect de l'autre, surtout quand on pense avoir raison (et même si on a tort), est plus de nature à faire passer ses idées qu'une charge véhémente et désobligeante.

N'oublions pas donc qu'un écrit demeure, qu'on peut le relire, peser et soupeser ses mots. A l'inverse, les paroles de la vraie vie, aussi dures soient-elles parfois, peuvent s'oublier à peine prononcées.

Pour ajouter à la confusion, ce qu'on écrit, même si cela nous paraît parfaitement clair, peut en réalité être ambigü et être mal perçu de ses lecteurs. Cela arrive dans les mails, dans les blogs, et même à des gens dont la plume peut être qualifiée d'alerte et efficace.

Soyons humble donc, face à ce qu'on écrit, et face à ce qu'on lit. Le savoir-vivre des blogs est à construire. La dématérialisation de son interlocuteur ne doit pas conduire à des excès, faute de quoi les personnes de bonne volonté finiront par se détourner de cette extraordinaire façon de communiquer.

Allez, bon week-end à tous, même à Vieux Con, qui ne m'aime pas et qui va sûrement m'inonder de ses commentaires. Ne lui répondez pas, sauf, si par hasard, il se met à dire des choses pertinentes dans le respect de tous... Tout est possible ;o)

26.10.2006

Creuse

Cap en Creuse ce week-end, avec des copain(e)s de la vraie vie.medium_fleur.jpg

Au vert comme on dit, dans un village où l'on croise plus de vaches et de tracteurs que de voitures. Ni Internet ni téléphone portable: juste la vie lente et paisible des campagnes. Là-bas, seul Dieu peut nous joindre, et encore... Pour une urgence...

Le bout du bout du monde quoi...

Là-bas place à  l'amitié et au partage, autour de la cheminée et de la marmite fumante. Avec les rires des potes et les connivences retrouvées...

Et même s'il fait un peu frais, j'irai regarder la nuit si le ciel est aussi lumineux qu'on le dit. D'où que vous soyez, si samedi soir vous levez les yeux vers la grande Ourse ou l'épi de la Vierge, je voudrais juste que vous sachiez que je fais la même chose, à dix, cent, mille kilomètres de chez vous.... Nous partagerons alors un moment d'éternité.

Quelle connerie la guerre!

Sans commentaire...

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23.10.2006

Que sont mes amis devenus?

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Rutebeuf (1230-1285)

podcast
(Philippe Léotard: commander le disque...)

Tornade

Coup de pluie violent sur Rouen ; le ciel se fâche après les hommes et chasse à coup de rafales de vent les automobiles ou les rares cyclistes égarés dans la folie de l’eau et de l’air réunis. Pas moi, pour une fois...

Pluie chaude, pour un mois d’octobre, tumultueuse comme une mousson.

L’eau ruisselle violemment sur sur ma fenêtre, et les grandes rigoles qui dévalent sur la vitre redessine une image dégoulinante et tremblottante de mon jardin, comme désemparé et inquiet sous la violence des éléments. Le vent redouble de force avec colère comme s’il voulait entrer par effraction, en rugissant dans mon cocon douillet.

Le temps de prendre la photo, à travers la fenêtre, comme pour me défendre... sans même remarquer que j'immortalisais aussi le reflet de l'écran de mon ordinateur, figé sur la page du Monde que je consultais.

medium_pluie.JPG 

Tout finit aussi vite que cela avait commencé.

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Des nuages lourds et bas trainaillent au dessus de la ville des hommes, repeints en jaune par un bout de soleil inattendu.

Vous allez voir cette nuit, me disent-ils !

Un petit dernier...

Allez, un petit dernier, pour la route... (appuyez si vous le voulez sur le bouton vert en bas de cette note)

Un de ceux qui a bercé ma jeunesse, pas si lointaine, et que je chantonne dans ma moustache, pour me redonner du coeur à l'ouvrage, et faire semblant d'être guilleret, les jours où la tentation est grande de me désespérer de certains de mes semblables...

Et comme l'ami Georges dans cette chanson, j'ai fini, depuis le temps pas si lointain de ma jeunesse, par balancer entre deux âges... J'en parle, si je puis me permettre, avec d'autant plus d'autorité...

D'ailleurs, je balance, je balance, façon de parler, mais je sais bien de quel côté je vais retomber...

Moi qui croyais avoir tout le temps pour moi, le temps de lire, le temps d'apprendre, le temps de m'émerveiller, le temps d'aimer. Mais "on n'a jamais le temps! Le temps nous a!"

Je grapille ce que je peux avec d'autant plus d'avidité que je sais aujourd'hui encore plus qu'hier qu'il m'est compté, ce fichu temps!

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Bon, on rouvre le robinet à commentaires, juste pour voir, comme au poker! Mais le balai à chiottes est à portée de main, qu'on se le dise!

(Injonction non pour toi, lecteur, lectrice occasionnelle de ma prose sans prétention, mais pour d'autres que je ne nommerais pas -ils se reconnaîtront- et qui me détestent cordialement... Au lieu de fuir, ce que je ferais à leur place, ils me fréquentent assidument, sinon amoureusement du moins avec une haine tenace, et ne trouvent pas mieux à faire que de souiller mon blog de leurs commentaires crapuleux et nauséeux)

Vas comprendre!

podcast 

22.10.2006

Vieux Con et le grand bleu...

Les loups entre eux... Dominique est obligé de me défendre... Voilà ce que c'est que de fricoter avec l'extrème droite fasciste, m'sieur Zorro...

Quant à Vieux Con, le bien nommé, il est en apnée cérébrale: il faudrait lui dire qu'il a touché le fond de sa bêtise abyssale! Record battu! Mais attention, Vieux Con, à l'ivresse des profondeurs!

"Et dans les profondeurs du vide,

Le scaphandrier s'est perdu..."

Le "pauvre" Evariste se marre, comme il ne s'est jamais marré! Ah ah ah ah ah ah ah ah ah !!!!!!!!!!

medium_boule2.jpg

Qu'on se le dise!

Si un jour je commettais un meurtre, je me débarrasserais du corps en faisant des plats cuisinés. Parce que, quand on jette un bras dans une poubelle, il y a toujours quelqu'un pour s'en rendre compte et on se fait cravater, alors que si on jette un restant de hachis Parmentier, au pire, les gens disent que c'est du gaspillage, mais n'appellent pas la police pour autant.

Jean Yanne

21.10.2006

A Dominique, et autres tristes sires de son acabit

(...) 

Vous exécrez sans but, sans choix, sans fin, sans trêve,

Sans effort, par instinct, pour mentir, pour trahir;

Ce n'est pas un travail pour vous de tout haïr.

Fourmis, vous abhorrez l'immensité sans peine.

C'est votre joie impie, âcre, cynique, obscène;

Et vous souffrez. Car rien, hélas, n'est châtié

Autant que l'avorton, géant d'inimitié.

Si l'oeil pouvait plonger sous la voute chétive

De votre crâne étroit qu'un instinct vil captive,

On y verrait l'enorme horizon de la nuit;

Vous êtes ce qui bave, ignore, insulte et nuit;

La montagne du mal est dans votre âme naine.

Plus le coeur est petit, plus il y tient de haine.

Victor Hugo, Toute la lyre

19:05 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note | Tags : Hugo

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