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29.09.2006
Demain est un autre jour!
Des visiteurs...
Très peu de commentaires...
Calme plat sur le navire.
Je file droit vers l'horizon.
Dis, c'est loin demain?
Dis, c'est beau demain?
Ohé vigie, tu vois la terre?

22:10 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
26.09.2006
Nantes bis
Il n'a pas plu sur Nantes. Et je n'étais pas rue de la grange aux loups...
J'ai eu droit à un soleil presque guilleret le samedi, vous savez de ces soleils de mois d'août dont on profitait autrefois avant la canicule et ses chaleurs suffocantes. Un soleil qui cajole, qui dorlote, juste là pour la lumière et découper des ombres dans les rues de la ville et sur ses bâtiments...
Un soleil pour réchauffer avec douceur la vieille carcasse de frileux que je suis. Cela me convient.
Enfin, il a plu le vendredi, devrais-je ajouter, pour faire bonne mesure... Que serait Nantes sans une petite trempette de temps en temps? Sans sa petite averse, sa pissée qui vient de l'océan, sans prévenir, poussée par le vent du large?
Que voulez-vous, à avoir le nez flairant la mer, la bonne ville de Nantes en respire parfois les embruns...
Nous étions ici, sur une des multiples iles de la Loire...

Un ancien chantier naval, m'a-t-on dit, reconverti je crois en université permanente. Université permanente, vous vous rendez compte, un lieu où l'on peut apprendre en permanence! J'en rêve!
J'ai tenu le cap, comme un bon moussaillon mathématicien, avec ma copine Sylvie à la barre: en rouennais avertis, la tempête, fut-elle trigonométrique, ne nous fait pas peur! Et le sinus n'a (presque) plus de secrets pour nous, et la construction des tables trigonométriques non plus...
A table donc, fut à 14 heures le mot d'ordre des 5 ou 6 personnes égarées dans notre atelier. Certains auraient bien voulu s'échapper ailleurs, mais puisque je les tenais là, pas question qu'ils nous fassent faux bond!
Un copain, littéraire tendance langue ancienne, matheux par sa femme, a posé son postérieur sur une chaise de notre salle à la condition expresse que nous le laissions en paix finir sa traduction de Virgile. Ce qu'il a fait, non sans nous avoir traduit dans le texte, en grec ancien s'il vous plait, un petit passage de Ptolémée sur lequel nous dissertions...
Enfin, les autres étaient vraiment venus pour les tables, dieu merci. Les tables trigonométriques, vous me suivez...
A table donc, des degrés, des grades, des radians, des sinus et des mathématiciens en veux-tu, en voilà...
Notre succès fut donc très modéré, un succès d'estime comme on dit, avec applaudissements feutrés à la fin. On n'a parlé ni de Sylvie, ni de votre serviteur, dans l'Ouest France local, ou à la télé régionale...
Moi qui voulais enchainer par une tournée nationale... La vie est dure!
Je vois que Johnny a beaucoup plus de succès que moi... La prochaine fois, je ferai comme lui, ou le pape: je dirai des conneries!
21:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : colloque
22.09.2006
Nantes
Je pars à Nantes.
Là d'où viennent le vent et les nuages de l'océan...
A deux pas du grand large et des aventures.
Je pars à Nantes.
Il pleut sur Nantes, donne-moi la main...
09:54 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
21.09.2006
Hip hip hip hourrra!
2^32582657 - 1 est un nombre premier, on le sait depuis ce mois-ci. C'est même le 44e nombre de Mersenne connu à ce jour...
J'en vois dans les rangs qui rechignent déjà : mazette, on se croirait en classe. De deux choses l'une: ou bien cela vous en bouche un coin, comme moi ; ou bien vous vous en foutez royalement, c'est votre droit le plus strict, certains même chopent la migraine à vouloir imaginer de tels nombres gigantesques. Dans le deuxième cas, je me permets de continuer mon discours, mais pas trop longtemps, je vous rassure...
Juste pour vous dire, que sans le savoir, comme Monsieur Jourdain, vous connaissez tous le premier nombre de Mersenne:
2^2 - 1 = 2*2 - 1 = 3, premier, c'est-à-dire divisible uniquement en nombre entiers par 1 et 3.
En poussant un tout petit peu plus loin, j'affirme que vous connaissez aussi le second (décidément, vous en faites des maths sans le savoir ;o):
2^3 - 1 = 2*2*2 - 1 = 8 - 1 = 7, premier aussi.
Ca a l'air simple mais attention,
2^4 - 1=2*2*2*2-1=16-1=15, n'est pas premier car divisible par 5 ou 3 par exemple.
Quelque affuté lecteur, non mathématicien, pourrait-il me donner les deux ou trois suivants?
Revenons au nombre découvert ce mois-ci. Il possède 9 808 358 chiffres, pile poil, pas un de plus pas un de moins, mais j'avoue n'avoir pas recompté. Si vous préférez, imaginez un indigeste très très très gros roman de près de 4000 pages de 50 lignes remplie de 50 chiffres, que personne ne lira jamais.
Je signale de plus que les internautes peuvent participer à cette recherche en téléchargeant un petit logiciel qui fonctionne discrètement en tâche de fond à chaque fois que l'on lance son ordinateur. Un prix de 100 000 dollars est attribué à la découverte d'un nombre de Mersenne de plus de 10 millions de chiffres, sans doute le prochain... Evariste, peut-être. Ou vous?
"Et si tout cela ne sert à rien. Eh bien, c'est bien plus beau quand c'est inutile...."
10:35 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
18.09.2006
A la tienne
Hep, toi!
Oui, toi, le lecteur impatient, celui qui est déjà en train de partir... Attends...
Ah tu sais, je te vois très bien de là où je suis... Ou plutôt, je t'imagine, mais c'est pareil. C'est mieux même, je ferme les yeux, et je vois tout.
Je sais bien que tous les internautes ont les mêmes yeux cernés, la même tête de hibou, à la lueur blafarde de leur écran, le même petit geste impatient de l'index sur la souris... La même lassitude certains soirs.
Ou vont-ils? Le savent-ils au moins?
Et toi, tu sais?
Alors arrête-toi, mettons que j'aimerais bien faire un petit bout de chemin avec toi... La causette quoi... Oh pas grand chose, tu restes un peu, tu poses tes valises, et on s'écoute...
Si j'pouvais, mon pote, je te paierais un coup de cidre, ou de rouge... Ou de n'importe quoi qui tâche le pif, très vite, sans qu'on se ruine...
Comme au bistrot...
Alors ouais, tu veux bien? Tiens, bois... Oublie...
(Si tu me payes un verre - Serge Reggiani paroles de Bernard Dimey... pour acheter la chanson)
23:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
14.09.2006
Déclaration de guerre
Vieux con(s) et autres résidus de blogs, aigris en tous genres, rassis, schnoques chauves ou chevelus aux idées poussiéreuses, trous du cul patentés ou en cours de validation, psychopathe pathétique
en un mot, comme en cent,
...passez votre chemin...
La vie est courte, faites ce que vous aimez et ne perdez pas votre temps chez moi!
Ce blog n'est pas écrit pour vous.
Ne versez pas votre fiel ici, vos humeurs incompréhensibles, votre logorrhée indigente, vos débats à la mord-moi le vide...
Sinon je ferai avec vous ce que j'ai si bien appris à faire avec Mobutu autrefois: systématiquement, méthodiquement, consciensieusement, j'éliminerai vos écrits, ou ce qui en tient lieu, sans plus les commenter en quoi que ce soit, avec le même plaisir satisfait du devoir accompli et de la connerie éradiquée à la racine.
Car ce n'est pas une poignée de bas de plafond, de nostalgiques du troisième Reich, qui vont accélerer mon transit intestinal, pour parler poliment... en ces lieux, qui plus est!
Car je vous rappelle, bande de demeurés du clavier, avec vos trois neurones débranchés, que je suis ici sur mon blog, envers et contre tout seul maître à bord, tonnerre de Brest!
Et à l'occasion, si ces handicapés du bulbe, ces débatteurs de mes fesses laissent une seule fois apparente leur adresse IP, je sors la kalachnikov, et je les transforme en steak à chier, non sans avoir oublié de transmettre à leur fournisseur d'accès l'état de leurs divagations sur mon blog.
Je demande à mes lecteurs normaux, l'immense majorité de mes visiteurs, ceux qui pratiquent cette petite chose désuette et infiniment précieuse qu'on appelle le respect des autres, de ne relever en aucune façon la moindre des remarques fielleuses de ces hurluberlus -ils ne méritent pas cet honneur- si elle venait à leurs yeux avant que je la détruise.
Ah tiens, mordiou, on se sent mieux! Sacrebleu!
22:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
Une histoire de ballon
Deux hommes se déplaçant en ballon sont perdus dans le désert. Ils aperçoivent un individu en train de méditer
à l'ombre d'un arbre.
-Où sommes-nous, s'il vous plaît? lui demandent-ils.
Après un long moment de réflexion, l'homme leur répond:
-Dans un ballon.
-Merci monsieur le mathématicien.
L'homme demande étonné:
-Comment avez-vous su que j'étais mathématicien?
-Pour trois raisons, répondent les aéronautes. Premièrement, vous avez beaucoup réfléchi avant de nous répondre. Deuxièmement, votre réponse est très exacte. Troisièmement, elle ne sert à rien.
11:56 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
12.09.2006
Qui veut gagner...
M'est avis, sans vouloir paraître rabat-joie, qu'il va falloir de toute urgence rétablir quelques éléments d'astronomie à l'école!
Jetez un petit coup d'oeil sur l'extrait suivant du célèbre jeu Qui veut gagner ... un neurone.
Il serait facile de jeter la pierre à ce pauvre monsieur -ou au public qui le conseille. Je ne le ferais pas, mais je suis navré et inquiet de constater de telles lacunes, que dis-je des béances culturelles, à l'heure de l'école pour tous. Comment peut-on ignorer tout ceci au XXIe siècle?
Loin de moi l'idée qu'il faudrait tout savoir sur tout, mais un minimum s'impose. N'oublions pas que l'ignorance est un des terreaux du fanatisme.
Des gens se sont battus, Copernic, Giordano Bruno, Galilée, Newton et bien d'autres, plus obscurs mais tout aussi convaincus, parfois au péril de leur vie, pour que ces idées triomphent.
Cela serait une grave faute que de l'avoir déjà oublié!
PS: une belle image tirée du célèbre De revolutionibus orbium celestium -De la révolution des orbes célestes- de Copernic, où pour la toute première fois dans l'histoire de l'humanité, est décrit le système solaire tel que nous le connaissons... Les plus observateurs d'entre vous auront remarqué que la planète la plus lointaine connue à l'époque est Saturne (Uranus, Neptune et Pluton sont découvertes plus tard). Pour éviter les problèmes, Copernic a retardé le plus possible la publication de son "brûlot" scientifique... jusqu'à, paraît-il, avoir le premier exemplaire imprimé entre ses mains sur son lit de mort, en 1543.
Quelle révolution en effet que celle on l'on s'est enfin rendu compte que notre magnifique planète, lieu de tous les espoirs, toutes les passions, toutes les folies, n'était plus qu'une espèce de gros caillou comme tant d'autre, perdu entre deux immensités et gravitant comme un bolide autour d'une étoile assez quelconque, comme il en existe des milliers.
La religion ne s'en est d'ailleurs pas vraiment remise...
Car enfin, où donc peut-on mettre le Très-Haut quand on ne sait plus très bien ce que sont ni le haut ni le bas et le Ciel quand il devient d'un coup si immense?
11:25 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
11.09.2006
11/09/2001-11/09/2006
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16:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.09.2006
Reprise
Sarah, mon amie normande, veille au grain... Je lui en sais gré...
Oui, Sarah, tu fais bien fait de venir me titiller la plume -en tout bien tout honneur-, pour que j'écriv
e quelques mots sur mon blog. Non pas qu'elle soit paresseuse, cette plume... Elle galoperait, emportée par le chemin des mots, si elle en avait le temps!
Mais ventre-saint-gris, je n'ai jamais eu de rentrée scolaire aussi chargée que celle-ci!
Pour vous dire, j'ai quasiment l'impression d'être devenu le ministre de l'éducation nationale!
Ou alors je vieillis... c'est que, cinquante ans dans le collimateur, ça vous plombe les baskets...Bon mais quand même, chers camarade des blogs, mon agenda se remplit à la vitesse grand V, comme il ne l'a jamais fait!
Moi, ivre de voyage et de soleil en juillet et août, galopant par monts et par vaux, de Honfleur à Rome, et de Rome à Mâcon, je me sens comme un prisonnier évadé qu'on vient de capturer et qu'on remettrait derrière les barreaux! Voilà pourquoi je redoute tant la rentrée: elle n'est pour moi qu'une sorte de privation de liberté.
Tiens, v'là-t-y pas que votre serviteur va causer histoire des maths à d'abord à Nantes, puis à Poitiers. Bon d'accord j'ai dit oui. Alors je bosse, je revise, je potasse car je suis un laborieux qui remet cent fois sur le métier l'ouvrage.
Ma torpeur estivale est oubliée... Maintenant, très vite, je dois reconnecter l'intégralité de mes neurones. Enfin, ceux qui restent...
23:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note




