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30.06.2006
Mathématicien
11:12 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
24.06.2006
Villequier
Villequier et la vallée de la Seine.
J'y pars pour deux jours. Il fait un temps magnifique. Pas de vent.
Comme le 4 septembre 1843.
Je dis deux mots à un petit groupe de copains sur les circonstances de l'accident tragique de Léopoldine Hugo, qui a brisé la vie du grand Victor. Et je lirai sans doute un ou deux poèmes.
(Henri Tachan, Demain dès l'aube, ... pour acheter le disque)
Bon week-end à tou(te)s!
09:10 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : Hugo Villequier
21.06.2006
Fête de la musique
L'année prochaine, je chante, c'est promis, juré, craché! Ce soir, j'ai la flemme, et puis à Rouen, passées 23 heures, ça bastonne dans les rues. Vous avez compris que j'ai passé l'âge de ce type d'équipée nocturne, qui ne m'amuse que très modérément, il faut dire!
Alors, voici ma contribution de rien du tout à la fête, ce petit morceau de derrière les fagots, une vieillerie extraordinaire. De saison. De toutes les saisons, oserais-je dire... Euh les experts, c'est qui, c'est quoi?
Je dédie cette petite chansonnette plus particulièrement à Madin, qui s'y reconnaîtra. Il en a déjà causé dans son blog, à l'heure glorieuse où ce dernier était ouvert!
Point n'est besoin qu'il me laisse un message, je crois que j'ai son numéro de téléphone télépathique. Très pratique. Enfin il peut au cas où. Ou pas, comme dirait Joye.
Ainsi va la vie.
Bonne fête de la musique, quand même, à ceusses qui débloguent, et à ceusses qui débloguent pas, fidèles au poste!
20:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : fête de la musique
Solstice
Où l'auteur veut montrer à ses lecteurs fatigués qu'il sait aussi écrire des choses doctes et sérieuses. Bref qu'il sait parler aussi d'autres choses que de caca ou de latrines.
Aujourd'hui, à 12h27, a eu lieu le solstice d'été, dixit mon calendrier des postes...
Solstice, ai-je dit, du latin sol, soleil et stare, s'arrêter...
A cette heure très précise, pas une seconde de plus ou de moins, le soleil a eu sa déclinaison maximale, 23° et quelques poussières d'étoiles. Autrement dit, il s'est arrêté dans la course aux latitudes croissantes de notre hémisphère et il va commencer sa lente redescente vers le sud.
Ce midi, sous le tropique du Cancer, à Hassouan en Egypte, il est passé à l'exacte verticale du lieu. Les gardiens de chèvres astronomes (le gardien, pas les chèvres) ont pu voir, s'ils sont observateurs, comme chaque année à la même époque, le fonds des puits éclairé par monseigneur l'astre solaire. Et si vous ne me croyez pas, demandez à Eratosthène ce qu'il en pense.
Beaucoup plus au nord, à Bodo, en Norvège, pas très loin de la Laponie, les habitants auront la surprise de voir le soleil raser l'horizon comme pour se coucher, et repartir gaillardement pour la nouvelle journée... Allez, une nuit blanche pour lui!

Pour ceux qui s'en foutent... et qui n'entravent que dalle à l'astronomie vulgarisée par Evariste, c'est l'été, quoi, et on va pouvoir boire des pastis aux terrasses des cafés. À commencer par aujourd'hui, car c'est le jour le plus long...
Ah quel été, quel été, qu'elle était moche! Allez, à la tienne...

20:25 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : pastis, solstice, soleil
Forgetmenot ne répond plus?
Madin, si tu existes, fait moi un signe!
10:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
20.06.2006
Bac
Hier, j'ai surveillé le bac dans mon lycée.
Enfin, quand je dis que j'ai surveillé le bac, je me vante... Disons que j'ai fait dame pipi, ou directeur de cabinets si vous préférez. J'étais donc responsable, moi tout seul, des cabinets de l'étage, et je surveillais les allées et venues des élèves, dont les sphincters furent malmenés par le stress de l'examen.
Dame pipi de luxe, quand vous voyez le salaire que je touche à la fin du mois... c'est pour cela que je n'ai pas osé mettre la petite soucoupe à la sortie...
Mais la tâche est noble, et indispensable, j'en ai conscience. Rien n'a pu se faire sans moi, modeste pièce stratégique à un travail solitaire et essentiel.
Déjà qu'on ne peut plus regarder les étoiles avec un caillou dans la chaussure, imaginez, se pencher sur Kant, ou les probabilités conditionnelles, avec une envie pressante et le ventre qui glougloute, c'est complètement exclus.
Normalement toute sortie, quel qu'en soit le motif, était interdite avant une heure de composition, dixit le règlement, pondu sans doute par un technocrate équipé d'une prostate solide, et qui ne doit plus avoir beaucoup de raisons de vivre un stress intense qui lui malmène les boyaux.
Toute sortie, quel qu'en soit le motif est exclue dans la première heure, vous dis-je. Dieu viendrait nous annoncer la fin du monde qu'on lui enjoindrait de la reporter à la fin de cette heure fatidique.
Mais certains élèves semblent si mal en point dès le début de l'épreuve (c'en est vraiment une pour eux) qu'il serait inhumain, et pas raisonnable, ni pour eux, ni pour leurs camarades de classe, de leur imposer cette séquestration arbitraire à leur table. Le surveillant de salle jauge la conviction de l'élève à son désespoir muet et au risque sous-jacent, avant de prendre la décision en général d'autoriser la sortie salvatrice vers les toilettes.
Moi, je les vois passer, assis derrière ma table de dame pipi, ces grands échalas stressés, ou ces jolies jeunes filles bouleversées. Je leur offre une bulle de répit dans une journée bien chargée. Un regard pour les rassurer... et un autre du coin de l'oeil après, le regard de l'espion du KGB dans une usine d'armement. Et dès qu'ils ont rejoint leur salle, je visite les toilettes pour détecter un éventuel forfait... un attirail ultra perfectionné de communication avec l'extérieur ou des feuille de cours ou ...
En fait je suis meilleure dame pipi qu'espion: je n'ai jamais rien vu du tout. Ou bien les élèves sont honnêtes ou bien je ne vois pas clair. Je vous vois bien ricaner... Ricanez si vous voulez, mais laissez moi croire que ma vue est perçante... Car m'est avis que le monde à venir a bien besoin de gens honnêtes et justes. Avec les jeunes qui passent dans mes toilettes, je me dis que la relève est assurée!
22:55 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : bac
18.06.2006
Contradiction
Normalement, je me fous du foot... quand d'autres en sont fous.
Et les prestations sportives, galipettes, chutes réelles ou simulées et autres glissades, des 22 energumènes musclés sur la pelouse des stades me laissent en général plutôt froid, pour ne pas dire complètement indifférent...
En fait, il me suffit d'imaginer combien de dizaines de milliers d'euros ces individus vont toucher à l'issue de leur suée d'une heure et demi... Mais même pour ce prix, j'ai finalement pitié de leur auguste postérieur, "passoirisé" par les aiguilles des seringues que les médecins véreux leur administrent quotidiennement, pour les retaper à coup d'EPO ou autres joyeusetés encore plus inavouables, mais pas encore détectées par les tests anti-dopages.
Alors, ils courent, je l'ai déjà dit ici, après le ballon certes, mais plus encore après le fric. Pourquoi ne le feraient-ils pas puisque leur tirelire se remplit beaucoup plus vite que quand je donne un cours de mathématiques à mes secondes?
Ce ne sont pas des vrais sportifs que l'on voit, ne vous en déplaise, de ces sportifs qui ne courraient que pour l'exploit, mais plutôt des banquiers, des rentiers disons, taillés comme des Apollons, c'est peu commun, et qui se font des couilles en or parce qu'ils ont le talent ridicule mais lucratif de tripoter le ballon avec génie.
En disant cela, je pressens que tous les footeux des blogs vont me foudroyer, comme je l'ai déjà été précédemment, et me rappeler tatati et tatata... J'en prends le risque, et comme je suis un rabat-joie qui ne se dope qu'à l'aspirine et aux mathématiques, vous allez me traiter d'envieux.
Bon et puis, de toute façon, je ne discuterais pas plus longtemps, parce que les Coréens viennent de marquer un but, putain, et que les Français qui jusqu'à maintenant pratiquaient un jeu débridé sont maintenant en difficulté... Alors, j'y retourne, c'est la mobilisation générale, et puis, je suis toujours un peu fier de cette équipe black-blanc-beur de 1998, et je voudrais bien qu'il en reste quelque chose.
Je ne retire rien à ce que j'ai écrit, mais j'y vais très vite... Allez les bleus! Tiens, ils ne sont pas bleus ce soir?
PS match nul complètement nul 1-1... Dur dur
21:30 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : foot coupe du monde
17.06.2006
Pensée du jour

21:04 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
Devos et Morel
Article de François Morel sur la mort de Raymond Devos, publié dans Libération vendredi... Si vous avez deux secondes, lisez-le, vraiment je trouve que cela vaut le coup!
Raymond Devos et le Bon Dieu viennent de faire connaissance. Une rencontre au sommet qui a eu lieu tout là-haut, dans le ciel des artistes, des poètes et des comédiens. Depuis toujours, depuis une éternité, ça s'appelle le paradis, là où se retrouvent les admirateurs de Baptiste le silencieux et de Frédéric Lemaître le bavard. Là où les amoureux de Garance se donnent rendez-vous.
Raymond Devos et le Bon Dieu se sont immédiatement reconnus. Forcément. Même légèreté. Même énormité. Même aisance pour se balader dans l'imaginaire. Même talent pour créer des univers.
Et puis même façon, justement, de parler pour le paradis. Vous l'aurez remarqué, l'Un comme l'Autre (oui, plus l'Un que l'Autre...) sont antérieurs à l'invention de la télévision. Devos s'adresse à tous ses spectateurs, même celui placé là-bas, tout en haut, qui au risque de tomber doit se pencher pour apercevoir son imposante silhouette. Devos ne joue pas pour les gros plans, les zappettes, les écrans raplaplats, il ne dissémine pas des mots d'esprit plus ou moins convenus dans ces émissions où les comiques sont utilisés pour agrémenter un peu le vide et l'agitation.
Car Raymond Devos était un créateur qui ne badinait pas avec l'humour. Le natif de Mouscron n'était pas un spécialiste des histoires belges. Le gros homme ne prisait pas le rire gras. A l'inverse de tant d'autres de ses collègues, il ne cherchait pas l'inspiration dans les recueils de blagues, mais plutôt dans Gaston Bachelard. Excusez du peu. La terre, le ciel, les éléments, la vie, la mort. Raymond Devos ne rigolait pas avec le rire.
Raymond Devos sur scène, c'était d'abord un corps, gigantesque dans son costume bleu, tout d'un coup aérien quand avec ses bretelles attachées au bas du pantalon, il sautait du piano comme on descend d'une capsule spatiale, évoquant les premiers hommes marchant sur la Lune. C'était un comique en apesanteur. Un jongleur. Un magicien. Un illusionniste capable d'être corpulent sans jamais être lourd, un obèse mais expert en élégance.
Le Bon Dieu vient de s'installer sur un nuage, Raymond Devos a saisi sa clarinette, il se dirige sur la piste divine pour fredonner un vieil air de Giani Esposito : «Ouvrez donc les lumières/Puisque le clown est mort/Et vous applaudissez/Admirez son effort.» Georges Brassens qui, depuis vingt-cinq ans, autant dire une éternité, s'emmerde au ciel, s'approche de Raymond pour l'accompagner à la guitare. Jacques Canetti, qui passait par là, se demande s'il ne pourrait pas organiser une grande tournée à travers toutes les contrées célestes.
Le Bon Dieu a des larmes aux yeux. Il se mouche dans les étoiles. De mémoire d'ange, ça faisait longtemps qu'on ne L'avait pas vu aussi ému.
Raymond Devos et le Bon Dieu viennent de faire connaissance. Il y en a au moins Un des deux qui a de la chance de rencontrer l'Autre.
16:40 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : devos
16.06.2006
Les mots d'amour
Les mots d'amour s'envolent comme des ballons insouciants et légers.
À peine dits, à peine écrits, ils partent joyeux en virevoltant dans la brise et la lumière.
Ne songez pas à les retenir dans votre bouche, ou dans votre stylo, ils sortiront quand même: ils sont faits pour aller vers l'autre comme l'oiseau pour voler, comme le vent pour souffler.
Il en est peu qui atteignent le coeur qui leur est destiné.
Ils se perdent souvent..., toujours..., entre désespoir et indifférence, là-bas les brumes de l'entre-deux-êtres.
Et si, un de ces quatre matins, en sortant de chez vous, vous en croisiez un, égaré et désemparé... Ne l'effrayez pas, prenez grand soin de lui, capturez-le délicatement avec la petite épuisette fragile de votre amour à vous et posez-le sur votre coeur.
Il vous rappellera votre amour perdu.
18:40 Publié dans Mots... | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note




