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15.02.2006

Mobutu...

Alors me voici à mon tour, arpentant les rues de mon quartier, avec au bout de la laisse une espèce de saucisse à pattes, qui sait où elle veut aller, alors que moi pas... C'est Mobutu que je promène, vous l'avez compris, Mobutu, la chienne que je garde... Elle me guette à tout moment, dès le matin, essayant à travers mes gestes de percevoir les nouvelles habitudes qu'elle doit prendre pour cette semaine de vacances. Que fait-il donc? Va-t-il me sortir? Ah oui super! Hop on y va...

Alors, oui, nous arpentons le quartier, patiemment, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, à presque toute heure du jour et de la nuit, nous arpentons les rues en un grand rectangle (je suis quand même prof de maths), avec une halte obligatoire au merdodrome local, les quelques rares pelouses du parking de  Brico-dépôt juste à l'opposé de ma maison. C'est atroce, un merdodrome, un vrai merdodrome de ville: je regarde très précisément où je dois mettre les pieds, Mobutu aussi, car elle semble bien délicate... Je plains du fond du coeur le jardinier qui passe la tondeuse.

A cagar, d'une voix mâle et ferme, espagnole quoi,  est le sésame qui ouvre... enfin qui ouvre les sphincters! Et ça marche magnifiquement:  pipi d'abord, puis A cagar otra vez, pour la grosse commission, et Mobutu tournicote dans la pelouse pour dégotter l'endroit où poser son colis odorant. C'est une chienne très bien élevée, un vrai plaisir... Bon les voisins se demandent ce que j'ai à vociférer en espagnol, à supposer qu'ils comprennent mon mauvais espagnol. Mais c'est le prix à payer pour une communication avec l'animal...

Et alors, vous croyez que je m'éclipse sur la pointe des pieds, après avoir déposé le paquet piégé, en faisant semblant qu'il ne m'appartient pas? Ah non, que diable, pas après avoir écrit ceci... Non donc... je le ramasse, tout simplement, un numéro savamment règlé mais finalement efficace: papier toilette au dessus, sac plastique dans lequel on passe la main, on attrape l'étron, on retourne le sac, et ... c'est fini.

Je termine la promenade avec mon petit sac à la main quoi, croisant des maîtres que je vois TOUJOURS les mains libres, eux. Mais je ramasserai mes merdes quand bien même tous les chiens de Rouen viendraient s'oublier sur ma pelouse. Question de conviction!

Cinquante mètres après le merdodrome, une poubelle, je largue discrètement le tout, comme si de rien n'était...

Passionnant non?

 

Commentaires

Décidément, que de "cacas" ces derniers jours...

Trève de plaisanterie, sais-tu que c'est ta note sur le caca de chien devant ton portillon qui m'avait fait lire ton blog ? J'ai été parisienne, alors les merdes de chiens.... et la haine qui va avec contre l'irrespect de leurs maîtres, je m'étais sentie moins seule sur ce sujet qui n'intéresse finalement personne...
Reste à tenir le coup dans le temps.... Vas-tu tenir une semaine sans aucune dérogation à la règle ? Je crois bien que je n'y arriverais pas... tu nous raconteras ?

Ecrit par : Sophie | 16.02.2006

Oh oui que de caca, tu as raison, il faut que je change de sujet... Mais ce sont des préoccupations multiquotidiennes maintenant depuis samedi dernier!
Encore deux ou trois jours, et c'est bon! J'aurai tenu le cap sans faillir, donc je pourrai encore plus râler après les maîtres qui ne ramasse pas le c... de leur bête!
Merci de ta visite. Sache que je suis un visiteur quotidien de ton blog et que j'aime à y flaner.

Ecrit par : evariste | 16.02.2006

très drole tes aventures avec Mobutu.Tant que tu ne vas pas chez le toiletteur ....; Le pb des crottes de chien en ville est vraiment insoluble, si tous les maitres pouvaient etre comme toi ce serait bien.@++amicalement

Ecrit par : if6was9 | 16.02.2006

On peut, je crois, puisque je le fais... Et je n'ai rien d'un héros!

Ecrit par : evariste | 16.02.2006

Les commentaires sont fermés.